Un peu de prose…

mars 27, 2013 dans Un peu de poésie

 

Comme vous l’aurez peut-être remarqué, l’image de fond de mon site représente un texte que j’ai incliné. Mais il est vrai qu’il est difficile de pouvoir le lire dans son intégralité.

Le voici donc présenté tout simplement ci-dessous. Il est beaucoup plus lisible. :-)

La vie, c’est un peu comme un bout de poésie. Elle a un début et une fin dont on en ignore le moment. C’est aussi un cadeau. Un drôle de cadeau d’ailleurs. Un cadeau qui a le pouvoir de nous tuer comme celui de nous donner la vie. La vie tout comme la poésie nous ouvre la porte de son monde et nous rappelle l’humilité obligée de notre statut d’invité. La vie tout comme la poésie se respecte, tout autant dans son humanité que dans son intimité. La vie tout comme la poésie, ce sont des moments. La vie tout comme la poésie, ce sont des mots qui ne mentent pas. Des mots de vérité, des mots qui restent gravés autant sur l’étendue d’une page blanche que des mots qui restent prisonniers dans un cœur noirci de douleur. La vie tout comme la poésie, ce sont des mots saignés par la vie.

 

Share

« Pourquoi avez-vous écrit Tourbillon ? »

avril 23, 2012 dans À propos de Nathan Malory, Être écrivain, Recueil "Tourbillon", Réflexions, Un peu de poésie, Œuvres littéraires

« Je me suis pris un uppercut. »

« Une rage de vaincre. »

« J’ai faim de vous lire. »

« Il faut s’accrocher ! »

« Les émotions des textes resurgissaient et s’imposaient à moi. »

Voici quelques retours de mes lecteurs. Très positifs avouons-le ! Dans l’un de mes précédent billets, notamment « Quand les émotions s’éveillent dans les cœurs endormis« , je n’ai fait qu’esquisser les raisons pour lesquelles j’avais écrit mon recueil Tourbillon.

J’ai également pris la peine de réfléchir aux différentes réactions. Elles ne sont pas toutes positives, heureusement ! J’aime et j’ai l’envie de discuter des ressentis avec les personnes qui m’ont lu. C’est un vrai plaisir. Un échange humain, authentique et essentiel. Mais cet échange n’a (n’aura !) vraiment lieu que lors de rencontres dédicaces. Plus difficile par personne interposée ou derrière un écran. Certaines réactions sont — de façon tout à fait légitime — teintées d’incompréhension. De crainte peut-être aussi ? Mais toutes ces réactions sont intéressantes. Elles me fascinent !

Cela dit, avec le recul, j’ai de plus en plus l’impression que la souffrance est un sujet…tabou ! Comme si c’était malsain d’en parler.

La souffrance ? Ah non, il ne faut surtout pas en parler ! Et puis les gens qui souffrent, ils sont bizarres ! Il ne faut pas les approcher, un peu comme des pestiférés. Bref, on les exclue, on s’en débarrasse parce qu’ils dérangent.

Et puis, pour ce qui me concerne, il faut bien avouer qu’un artiste est « jugé » et/ou perçu à travers et sur l’ensemble de ses œuvres. Logique ! On ne peut donc percevoir pour l’instant qu’une facette, et pas toutes !

Vivement la suite ! :-)

Je ne juge pas ces réactions mais elles m’interpellent. Je reste moi-même dans l’incompréhension ! Et je comprends que certains n’osent pas en parler. Alors, comme j’aime bien m’amuser, j’en parle ! :-) Et puis ça fait partie du rôle de l’écrivain.

Provoquer ! Déranger ! Pas tout le temps non plus, mais j’avoue y prendre un certain plaisir ! Les œillères n’ont jamais été ma tasse de thé ! Quoique…pourquoi ne pas s’asseoir là maintenant tout de suite et discuter autour…d’une tasse de thé ? :-)

Allons-y, asseyons-nous! :-)

« Pourquoi j’ai écrit Tourbillon » ? Voilà une excellente question, et je vous en remercie !

Par besoin.

Par envie aussi.

Le besoin d’affronter ma vie passée, de lui faire face et de lui jeter à la figure : « À partir de maintenant, je ne te subis plus ! Je prends les rennes ! ».

Le besoin aussi de faire sortir le venin de la vie de mon corps à l’instar de celui d’un serpent qui vous a mordu. Quand c’est un serpent qui vous mord c’est une chose. Quand c’est la vie, c’en est une autre et ça prend beaucoup plus de temps de tout nettoyer, tout purger.

Au début de sa vie, on manque de force et de conscience.

Pour effectuer ce travail, il est nécessaire de devenir plus fort, d’aller au plus profond de soi-même, de ses morsures, de ses infections, et d’appuyer. Appuyer encore et encore jusqu’à ce que tout sorte et coule hors de vous. Le mal ne sort qu’avec le mal ! C’est une épreuve que l’on doit s’imposer à soi-même si on veut justement sortir du cercle ! On peut ne pas y arriver comme on peut y arriver.

Un ensemble de facteurs peut tout changer. Des circonstances, ou des gens qui amènent à des prises de conscience et à une envie de changer. De transformer une vie infectée en une vie saine.

Une libération !

Mais tout en restant tourmenté ! Car ce sont les tourments qui créent les artistes ! Sans tourments, l’art n’existerait pas !  Pas de Lamartine, pas de Baudelaire, pas de Victor Hugo… Triste monde !

Et puis sans les tourments, je n’aurai jamais écrit et publié un livre ! Subir ou utiliser, là est la question ! Les tourments sont à l’art ce que le sang est à la vie !

En plus d’un besoin, il y aussi une envie.

Celle d’exprimer une souffrance collective ! Car cette souffrance c’est avant tout celle de toute le monde. En tout cas de beaucoup de gens. J’en ai rencontré beaucoup dans ma vie. Beaucoup ont souffert. Certains s’expriment et d’autres pas. Par fierté, par pudeur ou par crainte d’être jugés gratuitement. Ils souffrent en silence. J’avais envie d’être leur messager. De parler en leur nom à tous. Leur donner l’opportunité de s’exprimer à travers moi : « Je ressens ce que vous ressentez, je vous comprends. Et je vais l’exprimer pour vous. »

Alors quand je vois ces témoignages que mes lecteurs veulent bien partager avec moi, je vois bien dans leurs mots qu’ils ont compris mon message et mon désir. Je suis rassuré ! Je n’ai pas fait de hors-sujet. Je suis dans le juste !

Share

Nathan Malory membre de l’UERA !

avril 5, 2012 dans À propos de Nathan Malory, Événements

photonathanmalory

 

Me voici maintenant membre de l’UERA (Union des écrivains de Rhône-Alpes) !

Un illuminé de la vie ! Voilà ce qu’est Nathan Malory ! Un type un peu bizarre. Passionné ! Rebelle aussi ! Un touche-à-tout originaire de Paname. Tombé dans la fontaine des mots dès le plus jeune âge, il a toujours été un explorateur de nouveaux mondes intérieurs. Déjà à l’école, il était voyageur et passait plus de temps à arpenter les reliefs accidentés de la vie en se perdant avec plaisir dans les livres et les mots. Taquin dans l’âme, Nathan Malory aime s’amuser avec ses amis. Jouer de leurs sens, et de leurs sons. Tantôt pour provoquer, tantôt pour toucher. Son style littéraire ? Aucun. Il est inclassifiable. C’est tout un orchestre d’émotions vastes et variées qu’il conduit pour créer un univers à part. Le sien. Une seule idée en tête : faire voyager et tisser un lien avec le lecteur. Lui parler de cœur à cœur.
Lyonnais d’adoption, il aime cette région et c’est de celle-ci qu’il a décidé de se lancer…dans les mots bien évidemment !

Accepte des déplacements avec tous publics pour des rencontres, débats, tables rondes, signatures.

Un grand merci à tous les cons et les empêcheurs de tourner en rond rencontrés dans ma vie ! Ils m’ont permis d’arriver là où je suis aujourd’hui. Comme quoi les cons, des fois, ça peut servir aussi !

Merci à tous les autres bien entendu qui ont crû en moi et m’ont encouragé dans ma folie artistique ! :-)

 

Share

Quand les pensées se matérialisent…

mars 21, 2012 dans Événements, Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

Voilà quelques jours que j’ai eu mon recueil « Tourbillon » entre les mains ; la veille de mon premier salon du livre. Mon premier recueil. J’avoue avoir des difficultés pour exprimer ce que j’ai ressenti ce jour-là. J’avais besoin de me laisser du temps. Besoin de laisser décanter. Ces deux jours ont été un moment de « recueillement ». Un moment pour moi-même, avec moi-même. À la fois léger et oppressant. Un moment où j’ai eu besoin de sortir la tête…du livre !

J’ai mis beaucoup plus de temps que prévu pour faire imprimer mon recueil. Trop exigeant. Trop perfectionniste. Impossible d’être satisfait à 100%. J’aurai dû le confier à mon imprimeur il y a un an, en 2011. Je l’ai retouché je ne sais combien de fois. J’ai enlevé certaines choses. J’en ai rajouté d’autres. J’en ai changé encore d’autres. Il arrive cependant un moment où il faut arrêter les « retouches ». Arrêter de « reprendre ». Et il faut trouver l’envie, la force, je ne sais pas… d’y aller à un moment donné, au risque de ne jamais sauter le pas et de rester en bas de l’escalier sans avoir même gravi la première marche ! J’ai donc sauté le pas il y a 10 jours en débarquant comme un Aladdin, chez mon imprimeur en lui demandant s’il pouvait faire imprimer mon recueil en quelques jours pour qu’il soit prêt pour mon salon du livre. J’ai frotté la lampe…d’une douce folie d’espoir et il a exaucé mon vœu ! :-)

Avec du recul je ne regrette pas, cela dit, d’avoir tant attendu ! Je pense de plus en plus que les choses arrivent quand elles doivent arriver. Rien ne sert de se précipiter. Il vaut mieux prendre son temps et bien faire les choses que d’aller trop vite et de mal faire. Sentiment assez paradoxal en fait.

2011 a été une année de réflexion. Je n’étais pas prêt il y a un an. « Tourbillon » n’était pas encore arrivé à terme. Ce n’était simplement pas encore le bon moment.  »Tourbillon » était en…gestation. J’étais en gestation.

La veille du salon alors que j’étais sur la route pour aller chez mon imprimeur, je me suis retrouvé envahi d’un sentiment trop particulier pour arriver à trouver les mots exacts. Je me suis dit à cet instant : « Ça y est enfin ! Je vais aller chercher mon recueil ! » Plutôt banal n’est-ce pas ? Sans doute car à ce moment-là on ne réalise pas encore… On ne peut pas. On est encore dans le rêve. Dans l’imaginaire. Dans le fantasme. Et puis j’ai ouvert la porte de mon imprimeur, accueilli par le sourire de Corinne…

Puis on est allé me ramener mon recueil… Un grand moment quand j’ai ouvert le carton qui contenait les exemplaires de mon recueil et que j’en ai pris un entre les mains ! Quel sentiment étrange et indescriptible que celui d’ouvrir des pensées. De les tourner page après page. De les voir…matérialisées par quelques caractères dessinés avec de l’encre sur du papier (ivoire !). Voilà que mes pensées se retrouvaient palpées entre mes mains comme si ces dernières pouvaient les lire juste en les effleurant du bout des doigts, comme un aveugle qui lit du braille. Mes mains sont devenues l’espace d’un instant, mes yeux, en parcourant ces émotions aussi saillantes que le papier était lisse. Elles se sont attardées sur cet objet à la fois si nouveau et si intime : le livre. Le cœur…

Je ne l’ai pas « lu » jusqu’à hier. Je n’ai pas osé. Je n’ai pas voulu. Et puis j’ai craqué ! Je l’ai lu hier soir. Le soir d’une équinoxe de printemps (je m’en suis rendu compte ce matin !). C’est drôle… Une impression bizarre que je ne suis pas. Ou plus ? Comme si je lisais quelqu’un d’autre. C’est vraiment moi qui ai écrit ça ? C’est vraiment moi dedans ? Je suis vraiment tout ça ?… Et toutes ces pensées, ces émotions, cette histoire de vie qui ne sont plus intimes, qui ne m’appartiennent plus car elles « appartiennent » maintenant à tout le monde de par leur résonance comme des baguettes que l’on frappe sur un tambour. Après tout, c’est ça aussi des émotions mises en musique : communiquer. Partager.

L’impression et la publication d’un travail littéraire pour un auteur — qui est d’ailleurs davantage un plaisir qu’un travail — reste un moment vraiment unique. Privilégié peut-être ? Un moment qui relève de l’instant présent et qui se transforme avec le temps en un souvenir de vie. L’un de ces souvenirs que l’on n’oublie pas.

2012 devait être et est une année de réalisation. Plus précisément…une naissance ! Voilà la meilleure métaphore que j’ai pu trouver. « Tourbillon » est le roman d’une vie morte et passée. « Tourbillon » est à la fois le début et la fin.

Je suis né !

Share

Se dépasser en citation

juillet 11, 2011 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

 

Ne rêve rien. N’espère rien. N’attend rien. Ni de la vie, ni de qui que ce soit. Garde-toi de reculer ou de rester sur place. Ton seul but : ne compte que sur toi. Garde la rage pour avancer et te dépasser en considérant la vie comme si tu n’avais rien.


Share

Le rôle d’un écrivain (2)

juillet 1, 2011 dans Être écrivain, Réflexions

 

Dans mon billet précédent Le rôle d’un écrivain (1), j’ai évoqué mes premières interrogations à ce sujet et donc sur le début de ma réflexion quant à mon «devoir» d’homme de lettres, lequel découle en partie des difficultés rencontrées dans l’exercice délicat de l’écriture.

En général quand je dois écrire quelque chose qui n’est pas spontané, je passe volontairement par une « phase de conditionnement » (qui peut durer de plusieurs heures à plusieurs jours, c’est selon). C’est-à-dire que je me « rebranche » sur un évènement passé, pour faire appel à ma mémoire émotionnelle et revivre un ressenti et une réaction passés. Pas toujours évident. Soit de revivre des émotions vraiment vécues mais douloureuses ou au contraire d’aborder un champ émotionnel pas ou peu vécu ce qui peut nécessiter de rencontrer d’autres personnes afin de gagner en authenticité.

Quoi qu’il en soit, un écrivain, peu importe ce qu’il écrit, écrit par rapport à lui-même (pas forcément pour lui-même). J’entends par là qu’il écrit par rapport à son vécu qui va influencer la perception qu’il a de la vie en général. Et donc de la société humaine. Il va écrire en s’identifiant ou au contraire on s’opposant. Il va décrire ce qu’il a vu ou entendu en fonction de ses ressentis, de sa propre expérience. Il va inventer ce qu’il aurait voulu et qui n’a pas été. La vie d’un écrivain est son propre point de référence (par la force des choses, pas par égocentrisme !).

C’est un premier constat.

La suite à lire dans la 3ème et dernière partie « Le rôle d’un écrivain (3)« .

 

Share

La vie en citation

mai 14, 2011 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

 

La vie, c’est comme un escalier. Il y a deux façons de l’aborder selon la destination que l’on a envie d’atteindre. Soit on décide de descendre les marches pour vivre dans l’obscurité et regarder la vie d’en bas, soit on décide de les grimper pour vivre au sommet et regarder la vie d’en haut.


Share

Vie en grève

avril 23, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Ces derniers jours, j’ai pas arrêté d’écrire

Le sang gouttait au fur et à mesure que j’écrivais

J’ai essayé d’appeler le plombier

Mais la hotline sonnait occupé

Et vu le prix de l’appel j’ai vite raccroché

Pas le choix, je devais me lancer

J’ai pris dans ma vaisselle

Des bols, des tasses et des seaux

J’avais beau vider mais l’inondation continuait de couler

Je me suis alors souvenu de ce que cette voix m’avait dit :

« Fais gaffe, la vie c’est un accident, tu devrais prendre une assurance accident rapatriement. »

Et je m’étais dit : « Mais qu’est-ce qui lui prend à elle ? À l’agence de voyage, on m’avait dit que tout se passerait bien. »

Si seulement je l’avais écoutée !

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

Here is the Music Player. You need to installl flash player to show this cool thing!


Share

« Si… » de Rudyard Kipling

mars 20, 2011 dans Coups de ♥, Un peu de poésie

 

L’un de mes poèmes préférés !

 

Si…

 

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,

Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre ;

 

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,

Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles

Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,

Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,

Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

 

Si tu sais méditer, observer et connaître,

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,

Penser sans n’être que penseur ;

Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,

Si tu sais être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage,

Sans être moral et pédant ;

 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire

Seront à tout jamais tes esclaves soumis,

Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un homme mon fils !

 

Share

Définitivement

mars 18, 2011 dans Coups de ♥

L’un des plus beaux textes d’un auteur que j’aime beaucoup…Grand Corps Malade

Pour vous Parents, au présent comme au futur.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=K_C-UG2zAuo[/youtube]

 

Share
Empowered by My Advanced Settings, by Xhanch Studio