Être un gentleman en citation

avril 2, 2013 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

Un gentleman, c’est un peu comme un Salsero. C’est un homme à la fois passif et actif. Il regarde. Il écoute. Il est à l’écoute. Il ressent. Mais c’est lui aussi qui prend les initiatives. C’est lui qui guide sa partenaire car il sait où il va et il sait ce qu’il veut : La faire rêver et lui permettre d’exprimer ce qu’elle est et de se révéler à elle-même dans sa propre féminité.

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Quand les émotions s’éveillent dans les cœurs endormis

avril 7, 2012 dans À propos de Nathan Malory, Être écrivain, Recueil "Tourbillon", Réflexions, Un peu de poésie, Œuvres littéraires

Lorsque j’ai commencé mon recueil, il y a eu, au début, des raisons conscientes et d’autres pas. J’en parle d’ailleurs dans sa genèse. Et puis une évolution durant la phase d’écriture.

L’inconscient s’est conscientisé. Une réflexion également, sur l’avant, le pendant et l’après. C’est-à-dire arriver à se plonger dans le travail littéraire en cours tout en se projetant notamment sur les travaux suivants.

Penser global.

Se concentrer dans l’instant tout en gardant une vision à long terme.

Créer un fil directeur entre les ouvrages. Les broder ensemble.

Quant à la mesure de l’impact émotionnel chez les lecteurs, je ne pouvais pas du tout avoir le recul pour l’évaluer ! Cela dit les quelques privilégiés qui ont pu en lire une partie pendant l’écriture, qui sont des proches et qui connaissent ma vie, m’avaient exprimé ce qui semble devenir maintenant un leitmotiv récurrent : « C’est dur. » Ou encore « C’est noir. », « Beaucoup de souffrance, de tristesse, de douleur ».

Oui c’est ça ! Exactement ça !

Créer un condensé. De souffrance. Créer un concentré. De douleur.

Pari plus ou moins gagné semble-t-il. En tout cas aux premiers échos que j’en ai.

Mon but, ou plutôt mes buts : exprimer et partager ce que j’ai vécu dans ma vie. Avec mes amis les mots. Et la façon dont je les utilise. Mais pas dans un but exhibitionniste ou malsain.

C’était un besoin.

C’était une envie aussi bien sûr.

Mon seul regret : j’ai gardé une certaine retenue. Je n’ai pas réussi à me lâcher totalement. C’est dommage. Je suppose que ça viendra avec le temps. La maturité littéraire vient au fil des mots et…des ouvrages.

Ce qui m’a troublé : un lien s’est créé entre mon recueil et moi. Tourbillon s’est imposé à moi (pour reprendre les termes d’une lectrice !). Je crois qu’il s’amuse avec ses lecteurs. Il a son âme, il est vivant !

Nous nous sommes accouchés l’un l’autre. Lui et moi. Il a été mon exutoire. J’ai été son révélateur.

Pas toujours facile cependant de jouer avec les mots car je trouve qu’ils ont, dans leur fonction sémantique, une « limite émotionnelle ». Les mots sont réducteurs dans un sens. Ils enferment car enfermés dans leurs définition et leur signification intrinsèque. Les mots sont équipés d’un limiteur…de sens !

Et il arrive un « plafond ».

Duquel il devient difficile d’exprimer avec des mots ce qui est infini. Les émotions sont comme un grand océan où tout se mélange, où tout se dilue. Tout devient à la fois flou et abstrait. Pourtant il y a une force démesurée dans cette abstraction !

Faire en sorte que la lecture crée une réaction. Provoquer des émotions. Faire plonger le lecteur et le noyer dans un climat…océanique bien sûr ! Et puis dans le mien aussi tant qu’à faire ! Dans mon monde un peu bizarre, un peu (beaucoup !) déjanté ! :-)

Créer un univers émotionnel global tout en suscitant des émotions subjectives dans leur ressenti car tout un chacun ressent différemment. L’une de mes meilleures amies m’a dit : « Chacun de tes textes a son propre univers. On peut s’y identifier facilement ».

Deuxième pari gagné ! Créer un lien et faire vivre quelque chose d’essentiel. Car l’essentiel se joue à l’intérieur. Quelque chose qui se passe au plus profond de soi.

Un premier travail qui n’est qu’un commencement. Ce recueil a son sens à lui, mais il prendra un autre sens dans la suite de mon travail littéraire. Une page de ma vie se tourne maintenant avec Tourbillon, il est temps pour moi de tourner la page suivante et de continuer à explorer le champ (vaste !) des émotions humaines. Voilà ce que représente l’art à mes yeux dans son sens le plus large.

L’écrivain sait où il va ! Quoique…les pages savent aussi nous surprendre, surtout quand elles se mettent à tourner toutes seules !

Tiens, le soleil se lève ! J’aime la nuit. Les oiseaux chantent encore le chant des émotions. :-)

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Larmes en citation

janvier 19, 2012 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

 

Les larmes, comme un regard, peuvent exprimer ce que les mots ne peuvent pas. C’est pourquoi les larmes ne sont que le reflet de l’âme. Les larmes ne signifient tout simplement que « Je suis ce que je ressens ».

 

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Le regard en citation

avril 4, 2011 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

 

Je me dis que ce qui est beau avec une personne en particulier et une relation en particulier c’est cette possibilité offerte de voir le monde avec les yeux de l’autre. C’est apprendre à regarder différemment. C’est cette possibilité de sentir sa sensibilité et de ressentir autrement. C’est une façon de la regarder sans rien dire : « Montre-moi le monde avec tes yeux. », c’est une façon de prendre sa main sans mot dire : « Fais-moi ressentir les choses avec ton coeur et fais-moi découvrir le bonheur.


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Préface de « Tourbillon »

février 2, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

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Cher ami lecteur

Voici un témoignage, et une reconnaissance légitime et universelle de la souffrance morale. Point de contact entre les gens, peu importe qui ils sont ou d’où ils viennent.

Mettre des mots sur la souffrance, quelle gageure ! Le ressenti est bien au-delà des mots mais ils ont le mérite de vouloir donner une forme et une existence aux  dommages affectifs et psychologiques.

Une souffrance réellement ressentie, qui a une existence propre. Une souffrance parfois ignorée, étouffée, niée ou encore sous-estimée par certains qui se disent « proches ». Un entourage parfois lâche, sourd ou aveugle, qui préfère faire comme si de rien n’était. C’est tellement plus facile. Une souffrance qui reste prisonnière d’une profonde incompréhension. Une souffrance qui n’a pas été entendue. Une souffrance qui n’a pas été reconnue. Une souffrance que d’autres préfèrent éviter pour ne pas y penser.

Non, ça ne va pas aller « mieux après », et même si, après combien de temps ? 1 semaine, 1 mois, 1 an, plus encore ? La souffrance est source de cicatrices, séquelles laissées au fer rouge, indélébiles qui nous changent profondément. Les cicatrices de cœur, comme celles de la peau ne s’effacent pas. Elles nous accompagnent toute notre vie. On apprend à faire avec. Nuance !

Erreurs. Regrets. Colère. Rancœur. Blessures. Trahison. Déceptions. Et encore tellement d’autres expériences et émotions « sombres ». Des moments de vie que nous avons tous vécus à différentes étapes et circonstances de notre voyage, que nous ayons été enfant, adolescent ou adulte. Certains sont encore là et se rappellent parfois à nous sous forme de lieux, d’images, d’odeurs, de sons ou encore de souvenirs. Certains, plus sournois, font semblant de s’endormir pour se réveiller un jour de façon brutale et inattendue. Une façon de nous dire : « Tu ne m’as pas effacé. Je suis toujours là et je reviendrai encore. »

Et si la réponse à la souffrance était justement d’oser s’en approcher pour mieux l’accepter, sans qu’elle soit une fatalité ? S’autoriser à accepter sa fragilité. D’accepter sa condition humaine. Oser s’approcher dans le sens ne pas provoquer inutilement la souffrance par arrogance. Elle est bien là. Toujours très présente, parfois ou souvent trop. Quoi que nous fassions, elle a toujours été là, l’est encore, et le sera toujours. Imaginez-vous dans une cellule de 2m sur 3m à partager avec quelqu’un d’autre pour le restant de votre vie ?…Autant essayer de cohabiter le mieux possible ensemble.

Des moments et des événements ressentis de façon vive et intense, voire passionnelle, qui restent parfois incompris pour d’autres. Des moments et des événements qui nous ont détruits ; ou dans le meilleur des cas, esquintés, comme un vieux meuble rayé et abîmé qui a traversé les années. Des blessures de vie qui nous font faire des erreurs et qui  nous marqueront à jamais.

Parce qu’on souffre à la hauteur de ce que l’on donne. Parce qu’on souffre aussi de la souffrance de nos proches. Parce que oser dire « Je souffre, j’ai mal » ce n’est pas forcément synonyme de victime ou de faiblesse ; c’est au contraire une forme de courage et d’humilité, c’est simplement oser reconnaître et accepter une souffrance bien réelle. C’est accepter le fait d’être humain, d’avoir un cœur et de ressentir des émotions. C’est enfin vouloir communiquer avec elles.

Ce témoignage s’adresse à la fois à ceux qui souffrent au passé comme au présent, à vous lecteurs qui avez souffert et qui souffrez encore. Ce n’est ni une tare ni une faute. Aucune honte ou culpabilité à avoir. Vous n’êtes pas seul et c’est un droit humain et légitime ! Que faire de cette souffrance ? Lui donner vie sans doute…et l’utiliser pour produire, créer quelque chose qui puisse vous servir. Mais bien plus important encore, rester fier et montrer aux gens qui vous ont fait du mal que vous avez réussi à vous hisser au-dessus d’eux. Eux ne changeront pas. Vous, vous en avez le pouvoir, et le courage car cette souffrance vous a rendu plus fort et plus humain.

Certes ça n’aide pas à aller mieux, mais c’est déjà un premier pas pour simplement vivre sa vie autrement.

Ce témoignage s’adresse également « aux autres », à ceux-là mêmes qui souffrent d’absence d’empathie ou de lâcheté…Changer, c’est un choix.

Ce témoignage s’adresse aussi bien sûr à tous les  proches qui savent entendre et voir.

Merci à eux de leur présence et de leur empathie.

Nathan Malory


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