Être un gentleman en citation

avril 2, 2013 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

Un gentleman, c’est un peu comme un Salsero. C’est un homme à la fois passif et actif. Il regarde. Il écoute. Il est à l’écoute. Il ressent. Mais c’est lui aussi qui prend les initiatives. C’est lui qui guide sa partenaire car il sait où il va et il sait ce qu’il veut : La faire rêver et lui permettre d’exprimer ce qu’elle est et de se révéler à elle-même dans sa propre féminité.

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Larmes en citation

janvier 19, 2012 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

 

Les larmes, comme un regard, peuvent exprimer ce que les mots ne peuvent pas. C’est pourquoi les larmes ne sont que le reflet de l’âme. Les larmes ne signifient tout simplement que « Je suis ce que je ressens ».

 

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« Reading cure », et si vous tendiez un livre ?

mai 1, 2011 dans Coups de ♥, Ici et là, Réflexions

 

Je suis, dernièrement, tombé sur un article de l’Express au sujet de la Reading cure. Voilà un titre bien alléchant, qui donne une autre dimension peut-être pas assez abordée, de l’aspect « thérapeutique » de la lecture en plus des raisons qui nous poussent à lire ; selon les personnes, les envies et les circonstances.

Avant d’aborder la Reading cure, il me paraît logique de faire un petit détour par ce que représente la lecture. Je vous invite d’ailleurs à lire l’un de mes billets précédents, me concernant, intitulé : « Tombé dans les mots ! ». Simple divertissement pour les uns, envie de découverte pour les autres, ou le plaisir de partager une lecture avec d’autres personnes, le livre est encore — ou aussi — pour d’autres (consciemment et inconsciemment), une possibilité d’entrer dans nos rêves (accessibles ou pas) ou de fuir certaines réalités parfois bien douloureuses et se révèle donc être une aide thérapeutique. Une sorte de confident, toujours présent, sans aucune critique ni aucun jugement. Dans son sac à main, dans la poche d’un manteau, sur sa table de nuit ou celui de son bureau, voire même sur son Smartphone. Ce livre, ce compagnon qui nous parle dans notre lit, sur notre canapé, dans le bus, sous l’ombre d’un arbre, ou sur le banc d’un parc. Peu importe où et quand, il est toujours là. Il nous aspire, tel un trou noir, dans le sillage de son histoire, de son intrigue ou de ses personnages. Pendant la parenthèse d’une lecture, nous disparaissons de notre réalité, de notre quotidien. Le livre nous donne finalement l’opportunité de sortir de l’histoire de notre propre vie dont nous sommes, pour beaucoup, de simples spectateurs. Nous entrons dans une parenthèse. Nous nous « isolons ». C’est peu dire ! Combien de fois nous a-t-on reproché de ne pas écouter, ou de n’avoir pas simplement entendu ? Et pour cause ! Quand on est plongé dans l’abysse des mots, il est difficile de remonter ! Il faut des paliers, comme en apnée !

Il existe une pléthore de solutions pour résoudre les tracas du quotidien : le sport, la gastronomie (gargantuesque cela va de soi !), le sexe, les sorties, les amis, l’alcool (malheureusement), le travail, le sommeil, la télé, les discussions ou encore d’autres passions susceptibles de nous changer les idées en évitant de penser ou au contraire qui nous aident à porter notre — lourde — attention pour la transformer en une concentration extrême ailleurs. Ces solutions ne rendent pas nos soucis plus légers et n’ont un effet que temporaire, uniquement destiné à nous faire oublier l’espace d’un instant. Moins souffrir ou ne plus souffrir. Devenir un amnésique de la souffrance. Ces solutions nous détournent de notre tristesse, de notre incompréhension, de notre douleur. Mais pour combien de temps ? Et quelle en est l’efficacité réelle ? Des solutions qui ne sont finalement pour la plupart, qu’une fuite. Avez-vous regardé « Le fugitif », réalisé par Andrew Davis en 1993 ? Ces solutions ne sont pas si lointaines du scénario de Jeb Stuart et David Twohy. On ne devient finalement qu’une bête, toujours en fuite, traquée par ses peurs et ses doutes, coincée dans l’incapacité de retrouver une vie normale. Nous devenons prisonniers de nous-mêmes. Prisonniers de notre vie.

La Reading cure est, à mon avis, une solution alternative intéressante ! Il est certes difficile de trouver chez nous des bibliothérapeutes comme en Outre-Manche, et je ne suis d’ailleurs même pas convaincu que ce concept marcherait chez nous…mais il est indéniable qu’un type de lecture, ou une histoire particulière puisse, en plus de de nous rendre amnésiques l’espace d’un moment, nous apporter des réponses (au moins partiellement !). Et par la même occasion d’ouvrir des portes intérieures qui étaient restées encore bloquées ! Des mots qui deviennent des clés et qui nous ouvrent les yeux sur la façon de gérer un problème, ou qui nous le montrent tout simplement sous un angle différent. Des mots qui deviennent un autre regard. Une histoire dans laquelle on va se retrouver, s’identifier. Des comportements et des valeurs adoptés par les personnages qui vont nous parler et faire écho en nous. Un miroir de nos problèmes mais qui nous place en tant que spectateur et qui nous apporte le recul — difficile à avoir lorsqu’on a la tête dans le seau — nécessaire pour développer notre objectivité et notre bon sens afin d’adopter THE meilleure solution à un moment donné. Une façon aussi de se dire que finalement, on est pas tout seul à vivre telle ou telle expérience ; que d’autres l’ont vécue aussi, la vivent et la vivront bien après nous. Mais gardez à l’esprit que, même si la Reading cure peut servir de prisme pour améliorer notre vue sur un paysage, elle ne fait pas de nous des voyageurs… Quoi qu’il en soit, si vous avez entre les mains un ou des livres qui peuvent guérir ou accompagner un(e) ami(e), un(e) proche, un(e) amoureux(se), un enfant, un(e) anonyme ou qui sais-je, conseillez-le lui. Tendez-lui un livre.

Nos problèmes sont juste une histoire de maux à soigner. Aujourd’hui, vous êtes lecteur de votre vie. Et si demain vous en deveniez l’auteur ?

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Différences en citation

avril 23, 2011 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

 

Les différences peuvent séparer. Elles peuvent aussi rassembler. Tout dépend du regard que l’on porte sur elles.


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La mort a un visage

avril 11, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Peu de gens prennent le temps de penser à elle

Par crainte, par ignorance ou par superstition

J’sais pas, j’me suis toujours posé la question

 

Experte du tourisme final

Elle a toujours voyagé en solitaire

Proposant des billets unitaires

 

Depuis des siècles et des millénaires

Elle a toujours traversé le temps

Fière de sa dictature autoritaire

 

Coquette, elle a toujours su prendre soin d’elle

Et même avec une loupe, vous trouverez pas une ride

C’est comme ça qu’elle a toujours été, très sûre d’elle

 

Dedans ou dehors

Devant ou derrière

Elle est toujours là à côté de toi

 

Que tu sois dans la rue

Dans un café, ou dans ton lit

Elle plane toujours à côté de toi

 

De jour comme de nuit

Elle t’observe

Comme si elle te défiait du regard

 

Des fois je pense à elle

Pas du tout pour la défier, mais juste pour l’approcher

Et tenter de l’apprivoiser

 

J’ai toujours eu envie de faire un brin de causette avec elle

Apprendre à la connaître

Et puis qui sait, devenir ami avec elle

 

Des fois je la croise

Au coin d’une rue

Ou à la table d’un café

 

Elle me fait un petit clin d’œil

Depuis le temps qu’on se connaît

C’est presque devenu une habitude

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

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Le regard en citation

avril 4, 2011 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

 

Je me dis que ce qui est beau avec une personne en particulier et une relation en particulier c’est cette possibilité offerte de voir le monde avec les yeux de l’autre. C’est apprendre à regarder différemment. C’est cette possibilité de sentir sa sensibilité et de ressentir autrement. C’est une façon de la regarder sans rien dire : « Montre-moi le monde avec tes yeux. », c’est une façon de prendre sa main sans mot dire : « Fais-moi ressentir les choses avec ton coeur et fais-moi découvrir le bonheur.


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Une lumière dans l’obscurité

mars 4, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Ce poids énorme,

Cette tête qui tourne,

Ces idées qui se bousculent.

Ce long sommeil souhaité mais qui se fait désirer.

Ces rêves envahissants et ces signes intrigants.

Celle lumière aveuglante. L’obscurité recherchée. Tant attendue.

Cette cage intérieure,

Ce monde si réduit,

Ce manque de partage,

Ce regard perdu dans le vide,

Cet oubli…

Ces doigts qui effleurent, mais qu’effleurent-ils au fond ?

Si ce n’est qu’une illusion fuyante.

Ce cœur qui bat. Trop fort. Trop dur. Pour quoi ? Pour qui ? Il prend trop de place.

Il étouffe. Il se bat. Il s’arrête. Il reprend. Il explose. Il disparaît.

Suis-je toujours moi ? Un autre peut-être ?

Que de questions.

Encore des interrogations

Mais jamais d’explications. Ni de solutions.

Ce ventre qui me parle. Non. Il hurlE ! Il a mAl !

Il accepte. Il refuse. Il ne sait plus.

Ou il ne sait pas ? Pourquoi lui ?

Plus de force. Plus d’énergie. Plus d’espoir. Peut-être encore un soir ?

Et pourtant…il faut.

Penser. Regarder. Écouter. Sentir. Toucher. Croire. Avancer.

Mais où ? Comment ?

Trouver une lumière. Un chemin. Aide-moi, dis-moi où aller !

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

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Abandon

janvier 9, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

Toc ! Toc ! Toc !

Qui est là ?

C’est moi, dit-elle

 

Petit curieux que je suis

J’ouvre la porte

Et là…

 

Une valise à la main, tu m’es apparue

Dans ton plus simple appareil

J’aurais voulu te découvrir

 

Ton regard me transperça

Une fois, de foie en coeur

Une troisième fois

 

Paniqué, je ne savais pas quoi faire

T’abandonner sur le palier ?

Ou bien te laisser entrer ?

 

Intrigué je n’hésitai pas

Et te fis entrer

Dans mon monde, tu fis un pas

 

Que désires-tu ?

Rien. Si ce n’est toi

Mais pourquoi moi ?

 

Tu déposas ta valise

Et me regardas longuement

Si-len-cieu-sement

 

Puis d’un seul coup te retournas

Te dirigeas vers la porte

Portas sur moi un dernier regard

 

Et là, toujours sans dire un mot

Tu refermas la porte derrière toi

Et m’abandonnas

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

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