Quand les émotions s’éveillent dans les cœurs endormis

avril 7, 2012 dans À propos de Nathan Malory, Être écrivain, Recueil "Tourbillon", Réflexions, Un peu de poésie, Œuvres littéraires

Lorsque j’ai commencé mon recueil, il y a eu, au début, des raisons conscientes et d’autres pas. J’en parle d’ailleurs dans sa genèse. Et puis une évolution durant la phase d’écriture.

L’inconscient s’est conscientisé. Une réflexion également, sur l’avant, le pendant et l’après. C’est-à-dire arriver à se plonger dans le travail littéraire en cours tout en se projetant notamment sur les travaux suivants.

Penser global.

Se concentrer dans l’instant tout en gardant une vision à long terme.

Créer un fil directeur entre les ouvrages. Les broder ensemble.

Quant à la mesure de l’impact émotionnel chez les lecteurs, je ne pouvais pas du tout avoir le recul pour l’évaluer ! Cela dit les quelques privilégiés qui ont pu en lire une partie pendant l’écriture, qui sont des proches et qui connaissent ma vie, m’avaient exprimé ce qui semble devenir maintenant un leitmotiv récurrent : « C’est dur. » Ou encore « C’est noir. », « Beaucoup de souffrance, de tristesse, de douleur ».

Oui c’est ça ! Exactement ça !

Créer un condensé. De souffrance. Créer un concentré. De douleur.

Pari plus ou moins gagné semble-t-il. En tout cas aux premiers échos que j’en ai.

Mon but, ou plutôt mes buts : exprimer et partager ce que j’ai vécu dans ma vie. Avec mes amis les mots. Et la façon dont je les utilise. Mais pas dans un but exhibitionniste ou malsain.

C’était un besoin.

C’était une envie aussi bien sûr.

Mon seul regret : j’ai gardé une certaine retenue. Je n’ai pas réussi à me lâcher totalement. C’est dommage. Je suppose que ça viendra avec le temps. La maturité littéraire vient au fil des mots et…des ouvrages.

Ce qui m’a troublé : un lien s’est créé entre mon recueil et moi. Tourbillon s’est imposé à moi (pour reprendre les termes d’une lectrice !). Je crois qu’il s’amuse avec ses lecteurs. Il a son âme, il est vivant !

Nous nous sommes accouchés l’un l’autre. Lui et moi. Il a été mon exutoire. J’ai été son révélateur.

Pas toujours facile cependant de jouer avec les mots car je trouve qu’ils ont, dans leur fonction sémantique, une « limite émotionnelle ». Les mots sont réducteurs dans un sens. Ils enferment car enfermés dans leurs définition et leur signification intrinsèque. Les mots sont équipés d’un limiteur…de sens !

Et il arrive un « plafond ».

Duquel il devient difficile d’exprimer avec des mots ce qui est infini. Les émotions sont comme un grand océan où tout se mélange, où tout se dilue. Tout devient à la fois flou et abstrait. Pourtant il y a une force démesurée dans cette abstraction !

Faire en sorte que la lecture crée une réaction. Provoquer des émotions. Faire plonger le lecteur et le noyer dans un climat…océanique bien sûr ! Et puis dans le mien aussi tant qu’à faire ! Dans mon monde un peu bizarre, un peu (beaucoup !) déjanté ! :-)

Créer un univers émotionnel global tout en suscitant des émotions subjectives dans leur ressenti car tout un chacun ressent différemment. L’une de mes meilleures amies m’a dit : « Chacun de tes textes a son propre univers. On peut s’y identifier facilement ».

Deuxième pari gagné ! Créer un lien et faire vivre quelque chose d’essentiel. Car l’essentiel se joue à l’intérieur. Quelque chose qui se passe au plus profond de soi.

Un premier travail qui n’est qu’un commencement. Ce recueil a son sens à lui, mais il prendra un autre sens dans la suite de mon travail littéraire. Une page de ma vie se tourne maintenant avec Tourbillon, il est temps pour moi de tourner la page suivante et de continuer à explorer le champ (vaste !) des émotions humaines. Voilà ce que représente l’art à mes yeux dans son sens le plus large.

L’écrivain sait où il va ! Quoique…les pages savent aussi nous surprendre, surtout quand elles se mettent à tourner toutes seules !

Tiens, le soleil se lève ! J’aime la nuit. Les oiseaux chantent encore le chant des émotions. :-)

Share

L’imprimerie Caladoise et Je fais mon livre

mars 20, 2012 dans Événements, Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

J’avais promis à mon imprimeur l’Imprimerie Caladoise de lui faire un peu de publicité légitime étant donné leur réactivité et leur professionnalisme ! Ils ont effectivement imprimé mon recueil « Tourbillon » publié aux éditions Arkhadia, en seulement une semaine, avec une superbe qualité ! Grâce à eux j’ai pu, juste à temps, participer au Salon du Livre de Villefranche !

Vous pouvez également effectuer un devis en ligne sur « Je fais mon livre« , mais si vous avez l’occasion d’aller les voir directement, ça ne sera que mieux ! Car en plus d’être professionnels, ils sont en plus super sympas et chaleureux !

Bon assez de dithyrambisme ! :-P Merci donc à Corinne, Laurent, Maxime et Philippe pour tout ce qu’ils ont fait ! :-)

Share

« Tourbillon » enfin chez l’imprimeur !

mars 11, 2012 dans Événements, Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

imprimé à l’Imprimerie Caladoise, et aux éditions Arkhadia ! :-)

 

planche-couv-tourbillon

 

Share

Vie en grève

avril 23, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Ces derniers jours, j’ai pas arrêté d’écrire

Le sang gouttait au fur et à mesure que j’écrivais

J’ai essayé d’appeler le plombier

Mais la hotline sonnait occupé

Et vu le prix de l’appel j’ai vite raccroché

Pas le choix, je devais me lancer

J’ai pris dans ma vaisselle

Des bols, des tasses et des seaux

J’avais beau vider mais l’inondation continuait de couler

Je me suis alors souvenu de ce que cette voix m’avait dit :

« Fais gaffe, la vie c’est un accident, tu devrais prendre une assurance accident rapatriement. »

Et je m’étais dit : « Mais qu’est-ce qui lui prend à elle ? À l’agence de voyage, on m’avait dit que tout se passerait bien. »

Si seulement je l’avais écoutée !

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

Here is the Music Player. You need to installl flash player to show this cool thing!


Share

Une lumière dans l’obscurité

mars 4, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Ce poids énorme,

Cette tête qui tourne,

Ces idées qui se bousculent.

Ce long sommeil souhaité mais qui se fait désirer.

Ces rêves envahissants et ces signes intrigants.

Celle lumière aveuglante. L’obscurité recherchée. Tant attendue.

Cette cage intérieure,

Ce monde si réduit,

Ce manque de partage,

Ce regard perdu dans le vide,

Cet oubli…

Ces doigts qui effleurent, mais qu’effleurent-ils au fond ?

Si ce n’est qu’une illusion fuyante.

Ce cœur qui bat. Trop fort. Trop dur. Pour quoi ? Pour qui ? Il prend trop de place.

Il étouffe. Il se bat. Il s’arrête. Il reprend. Il explose. Il disparaît.

Suis-je toujours moi ? Un autre peut-être ?

Que de questions.

Encore des interrogations

Mais jamais d’explications. Ni de solutions.

Ce ventre qui me parle. Non. Il hurlE ! Il a mAl !

Il accepte. Il refuse. Il ne sait plus.

Ou il ne sait pas ? Pourquoi lui ?

Plus de force. Plus d’énergie. Plus d’espoir. Peut-être encore un soir ?

Et pourtant…il faut.

Penser. Regarder. Écouter. Sentir. Toucher. Croire. Avancer.

Mais où ? Comment ?

Trouver une lumière. Un chemin. Aide-moi, dis-moi où aller !

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

Here is the Music Player. You need to installl flash player to show this cool thing!


Share

Adieu la vie !

février 24, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Aujourd’hui j’ai pensé à toi

C’est pas la première fois

Mais je me suis dit qu’il était temps de divorcer toi et moi

 

Tous les deux on en aura passé du temps ensemble

Et combien de moments partagés

Dans la mélancolie ou l’allégresse

Avec des larmes de joie ou de tristesse

Mais plus souvent dans le désespoir et la douleur

Que dans l’espoir et le bonheur

 

J’sais pas encore si tu vas me manquer

Ou si je vais te regretter

Mais là aujourd’hui, je sais que toi et moi c’est fini et terminé

 

Tout ce que je te demande

C’est de me donner encore un peu de temps

J’ai pas envie de partir juste comme ça

En un claquement de doigt

Tu sais, dire Adieu, ça peut prendre du temps

J’ai des affaires à ranger, à classer, à terminer

Et des explications à donner

Avant de m’en aller

Alors ? C’est quand que t’es dispo pour notre dernier rendez-vous ?

 

Nathan Malory - Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

Here is the Music Player. You need to installl flash player to show this cool thing!

Share

Ombre

février 12, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Relation de premier ordre

Amitié de qualité

Tu m’as toujours accompagné

 

Toujours à m’observer

Prête à me protéger

Ton humilité m’a toujours impressionné

 

Tu n’as jamais cherché la reconnaissance

Ni la gloire

Tu t’es simplement contentée de la discrétion

 

Mais je t’ai toujours reconnue

Toujours appréciée

Toujours remerciée

 

Avec tes dons de polymorphe

Tu t’es toujours adaptée

À chaque situation

 

Prenant le contrôle de la situation

Quand il le fallait

Comme il le fallait

 

Sans jamais rien me demander en retour

Un simple don de toi-même

À la hauteur de ce que tu es

 

Nathan Malory - Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

Here is the Music Player. You need to installl flash player to show this cool thing!

Share

Promotion de « Tourbillon » en vidéo !

février 11, 2011 dans Événements, Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

Sur Youtube
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Lc_MDMsS91c[/youtube]

 

Sur Dailymotion
[dailymotion width="400" height="300"]http://www.dailymotion.com/video/xfutwm_tourbillon-de-nathan-malory-edite-aux-editions-arkhadia_creation[/dailymotion]

 

Sur Vimeo
[vimeo]http://vimeo.com/17323806[/vimeo]

Share

Préface de « Tourbillon »

février 2, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

planche-couv-tourbillon

Cher ami lecteur

Voici un témoignage, et une reconnaissance légitime et universelle de la souffrance morale. Point de contact entre les gens, peu importe qui ils sont ou d’où ils viennent.

Mettre des mots sur la souffrance, quelle gageure ! Le ressenti est bien au-delà des mots mais ils ont le mérite de vouloir donner une forme et une existence aux  dommages affectifs et psychologiques.

Une souffrance réellement ressentie, qui a une existence propre. Une souffrance parfois ignorée, étouffée, niée ou encore sous-estimée par certains qui se disent « proches ». Un entourage parfois lâche, sourd ou aveugle, qui préfère faire comme si de rien n’était. C’est tellement plus facile. Une souffrance qui reste prisonnière d’une profonde incompréhension. Une souffrance qui n’a pas été entendue. Une souffrance qui n’a pas été reconnue. Une souffrance que d’autres préfèrent éviter pour ne pas y penser.

Non, ça ne va pas aller « mieux après », et même si, après combien de temps ? 1 semaine, 1 mois, 1 an, plus encore ? La souffrance est source de cicatrices, séquelles laissées au fer rouge, indélébiles qui nous changent profondément. Les cicatrices de cœur, comme celles de la peau ne s’effacent pas. Elles nous accompagnent toute notre vie. On apprend à faire avec. Nuance !

Erreurs. Regrets. Colère. Rancœur. Blessures. Trahison. Déceptions. Et encore tellement d’autres expériences et émotions « sombres ». Des moments de vie que nous avons tous vécus à différentes étapes et circonstances de notre voyage, que nous ayons été enfant, adolescent ou adulte. Certains sont encore là et se rappellent parfois à nous sous forme de lieux, d’images, d’odeurs, de sons ou encore de souvenirs. Certains, plus sournois, font semblant de s’endormir pour se réveiller un jour de façon brutale et inattendue. Une façon de nous dire : « Tu ne m’as pas effacé. Je suis toujours là et je reviendrai encore. »

Et si la réponse à la souffrance était justement d’oser s’en approcher pour mieux l’accepter, sans qu’elle soit une fatalité ? S’autoriser à accepter sa fragilité. D’accepter sa condition humaine. Oser s’approcher dans le sens ne pas provoquer inutilement la souffrance par arrogance. Elle est bien là. Toujours très présente, parfois ou souvent trop. Quoi que nous fassions, elle a toujours été là, l’est encore, et le sera toujours. Imaginez-vous dans une cellule de 2m sur 3m à partager avec quelqu’un d’autre pour le restant de votre vie ?…Autant essayer de cohabiter le mieux possible ensemble.

Des moments et des événements ressentis de façon vive et intense, voire passionnelle, qui restent parfois incompris pour d’autres. Des moments et des événements qui nous ont détruits ; ou dans le meilleur des cas, esquintés, comme un vieux meuble rayé et abîmé qui a traversé les années. Des blessures de vie qui nous font faire des erreurs et qui  nous marqueront à jamais.

Parce qu’on souffre à la hauteur de ce que l’on donne. Parce qu’on souffre aussi de la souffrance de nos proches. Parce que oser dire « Je souffre, j’ai mal » ce n’est pas forcément synonyme de victime ou de faiblesse ; c’est au contraire une forme de courage et d’humilité, c’est simplement oser reconnaître et accepter une souffrance bien réelle. C’est accepter le fait d’être humain, d’avoir un cœur et de ressentir des émotions. C’est enfin vouloir communiquer avec elles.

Ce témoignage s’adresse à la fois à ceux qui souffrent au passé comme au présent, à vous lecteurs qui avez souffert et qui souffrez encore. Ce n’est ni une tare ni une faute. Aucune honte ou culpabilité à avoir. Vous n’êtes pas seul et c’est un droit humain et légitime ! Que faire de cette souffrance ? Lui donner vie sans doute…et l’utiliser pour produire, créer quelque chose qui puisse vous servir. Mais bien plus important encore, rester fier et montrer aux gens qui vous ont fait du mal que vous avez réussi à vous hisser au-dessus d’eux. Eux ne changeront pas. Vous, vous en avez le pouvoir, et le courage car cette souffrance vous a rendu plus fort et plus humain.

Certes ça n’aide pas à aller mieux, mais c’est déjà un premier pas pour simplement vivre sa vie autrement.

Ce témoignage s’adresse également « aux autres », à ceux-là mêmes qui souffrent d’absence d’empathie ou de lâcheté…Changer, c’est un choix.

Ce témoignage s’adresse aussi bien sûr à tous les  proches qui savent entendre et voir.

Merci à eux de leur présence et de leur empathie.

Nathan Malory


Share

Le recueil « Tourbillon » – 4ème de couverture

janvier 31, 2011 dans Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

Curieux de la nature humaine, Nathan Malory a toujours observé et écouté la vie et les gens. Une souffrance ressentie. C’est avec conviction et des mots simples qu’il a pris un risque pour son premier ouvrage « Tourbillon ». Comment vivre avec la souffrance ?

« Tourbillon » est ouvertement provocateur, puissant, intense et extrême. Un recueil dont l’ambition est d’atteindre le facteur commun à tout individu. Comme disait Lamartine :

« Les mêmes souffrances unissent mille fois plus que les mêmes joies. »

Voici donc une union qui vous conduira à travers le périple tortueux des profondeurs les plus sombres de votre âme. Simplement un voyage vers et pour soi-même, celui d’oser affronter ses démons intérieurs et de livrer bataille. Un voyage du cœur et des tripes. Un voyage au cœur des épreuves de la vie qui nous détruisent. Des morts successives qui nous changent pour nous rendre encore plus forts. Un voyage initiatique pour nous transformer en guerrier de la vie.

 

Share
Empowered by My Advanced Settings, by Xhanch Studio