1Q84 – Livre 1, Avril-Juin d’Haruki Murakami

juin 23, 2014 dans Lectures et critiques littéraires

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Le passé — tel qu’il était peut-être — fait surgir sur le miroir l’ombre d’un présent — différent de ce qu’il fût ?

Un événement éditorial sans précédent
Une œuvre hypnotique et troublante
Un roman d’aventures
Deux êtres unis par un pacte secret

Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d’Aomamé…

Voilà six mois que j’ai terminé les 534 pages de « 1Q84 – Livre 1, Avril-Juin » d’Haruki Murakami.

Difficile de me remettre dedans d’autant plus que j’ai lu d’autres livres depuis mais je tiens, profitant d’une petite accalmie estivale, à rédiger un billet sur ce livre que j’ai particulièrement apprécié.

J’ai été franchement séduit !

Certaines séries et animes dans lesquels j’ai été berçé dans mon enfance et mon adolescence m’ont fait découvrir l’orient qui m’a toujours attiré. Le Japon et la Chine essentiellement.

J’ai entre autres découvert l’auteur britannique d’origine japonaise Kazuo Ishiguro par son livre « Quand nous étions orphelins », histoire qui se passe dans le Shanghai des années 30. Quel plaisir et étrange sentiment d’avoir lu ce livre alors que je résidais à l’époque de cette lecture à Shanghai, soit plus de 70 ans plus tard. Les rues m’étaient familières, l’atmosphère de cette mégalopole de près de vingt millions d’habitants avec ses odeurs, sa frénésie, son rythme… Une « même » ville, deux époques différentes.

C’est donc très logiquement que je me suis tourné vers Haruki Murakami dont le synopsis de 1Q84 a retenu mon attention. J’ai d’ailleurs trouvé sa 4ème de couverture plutôt originale contrairement à celles que l’on trouve habituellement formatées par les grandes maisons d’édition et qui ne ressemblent à rien. Cette 4ème de couverture me parlait mais surtout elle reflétait son auteur ainsi que sa couverture somme toute épurée. Cette notion de « vide » que l’on retrouve très souvent dans l’art visuel et iconographique oriental. Un vide qui a du sens et qui a sa place. Simplicité. Légèreté.

Son titre m’a aussi interpellé. A la fois mot et nombre. Un peu de mystère juste ce qu’il faut.

Il ne m’en fallait pas plus pour l’acheter.

1Q84 qui se déroule…en 1984 est un livre écrit avec beaucoup de poésie et ceci malgré le fait que l’un des personnages principaux, Aomamé, soit une tueuse en série !

Par poésie je ne parle pas du rythme des mots ou des syllabes, aspects techniques qui ne m’intéressent guère mais de la douceur qui régnait dans ce livre et de ses émotions. Mêmes les scènes « dures » qui y sont sont écrites le sont avec beaucoup de poésie. Cela change du style un peu trop « gore » que l’on trouve — un peu trop à mon goût — dans la littérature contemporaine dont le leitmotiv pourrait être « plus c’est violent, plus c’est trash et plus ça plaît »… Triste monde quand on voit ce qui plaît à notre époque…

1Q84 s’écarte de cette hégémonie littéraire. Dans 1Q84 même la violence et le sexe deviennent poésie.

Et bien que son titre fasse penser au fameux roman de George Orwell, le roman d’Haruki Murakami pose des questions et donne un regard sur l’existence humaine ainsi que sur ses moralités, qui restent sans réponse. A chacun de trouver les siennes !

Outre sa poésie et sa profonde simplicité, j’ai adoré les personnages principaux, clefs de voûte d’un excellent roman qui se respecte comme dans « L’homme qui n’aimait pas les femmes » et « La fille de papier« .

L’intrigue tourne principalement autour d’Aomamé, tueuse à gages et de Tengo, professeur d’école préparatoire qui a toujours rêvé de devenir écrivain tous les deux personnages secrets dont on découvre au fur et à mesure leur passé respectif.

Le troisième personnage qui reste quand même très important est la jeune adolescente de 17 ans, Fukaéri, auteure du roman que Tengo va être en charge de réécrire.

Bref difficile de vous en dire plus sans spoiler.

Alors si vous voulez voyager au Japon mais aussi dans un « monde parallèle » qui allie avec finesse et intelligence de l’épouvante, de la psychologie, du suspense et une fin assez inattendue, le tout dans une parenthèse de douceur dans ce monde de brutes avec qui sait la possibilité de rêver si vous vous laissez porter, alors je vous recommande 1Q84 ! :-)

Et si vous connaissez pas Haruki Murakami, peut-être serez-vous aussi séduit !

Mais rappelez-vous que cette lecture n’est pas à prendre à la légère ! Il y a lire et lire…

Prochain billet sur un livre récemment terminé « La mécanique du cœur » de Mathias Malzieu avant d’enchaîner sur un livre de l’auteur chinois Qiu XiaLong que je suis actuellement en train de lire : « Dragon bleu, tigre blanc » puis « L’annulaire » de Yôko Ogawa.

Extraits :

[...] Les scènes de ces moments-là lui revenaient à l’esprit. Vivantes, claires. La nuit d’été, le lit étroit, l’odeur légère de transpiration. Les mots qui leur étaient venus à la bouche. Les sentiments qui ne s’étaient pas traduits en mots. Les promesses qu’on finirait par oublier. Les espoirs qui ne se réaliseraient pas. Les aspirations sans issue. [...]

[...] C’était aussi simple que de piquer une aiguille dans du tofu. L’extrémité transperçait la chair, atteignait une zone bien précise située sous le cerveau et le cœur s’arrêtait de battre. Comme une bougie sur laquelle on aurait soufflé. Tout prenait fin en un très bref instant. Presque trop court. Et cela, seule Aomamé était capable de l’accomplir. Personne d’autre ne savait déterminer, juste au toucher, ce point vital et pourtant si délicat. Mais elle, elle savait. Au bout de ces doigts, elle possédait cette intuition particulière. [...]

[...] Fukaéri conserva encore le silence. Mais cette fois ce n’était pas un silence délibéré. Ce que la question de Tengo sous-tendait, elle était tout bonnement incapable de le saisir. Cette question ne pouvait pénétrer  sa conscience. Elle dépassait ses limites, comme si elle était aspirée dans le néant à tout jamais. A la manière d’une sonde spatiale solitaire qui passe tout à côté de Pluton sans s’y poser. [...]

[...] Que cela me plaise ou non, je me trouve à présent dans l’année 1Q84. L’année 1984 que je connaissais n’existe plus nulle part. Je suis maintenant en 1Q84. L’air a changé, le paysage a changé. Il faut que je m’acclimate le mieux possible à ce monde lourd d’interrogations. Comme un animal lâché dans une forêt inconnue. Pour survivre et assurer ma sauvegarde, je dois en comprendre au plus tôt les règles et m’y adapter. [...]


[...] Tamaki a une peau douce, une peau au grain fin. Ses mammelons sont gonflés, avec une jolie forme ovale. Ils font penser à des olives. Ses poils pubiens sont fins, légers comme de délicates feuilles de saule. Ceux d’Aomamé sont raides et durs. Elles rient de leurs différences. Elles se touchent sur tout le corps et s’enseignent mutuellement les endroits les plus sensibles. Certains concordent, d’autres non. Puis, avec le doigt, chacune caresse le clitoris de l’autre. Toutes les deux ont l’expérience de la masturbation. Fréquente. Et chacune songe, lorsque l’on se caresse soi-même, c’est bien différent. Le vent traverse les steppes verdoyantes de Bohème. [...]

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Un peu de prose…

mars 27, 2013 dans Un peu de poésie

 

Comme vous l’aurez peut-être remarqué, l’image de fond de mon site représente un texte que j’ai incliné. Mais il est vrai qu’il est difficile de pouvoir le lire dans son intégralité.

Le voici donc présenté tout simplement ci-dessous. Il est beaucoup plus lisible. :-)

La vie, c’est un peu comme un bout de poésie. Elle a un début et une fin dont on en ignore le moment. C’est aussi un cadeau. Un drôle de cadeau d’ailleurs. Un cadeau qui a le pouvoir de nous tuer comme celui de nous donner la vie. La vie tout comme la poésie nous ouvre la porte de son monde et nous rappelle l’humilité obligée de notre statut d’invité. La vie tout comme la poésie se respecte, tout autant dans son humanité que dans son intimité. La vie tout comme la poésie, ce sont des moments. La vie tout comme la poésie, ce sont des mots qui ne mentent pas. Des mots de vérité, des mots qui restent gravés autant sur l’étendue d’une page blanche que des mots qui restent prisonniers dans un cœur noirci de douleur. La vie tout comme la poésie, ce sont des mots saignés par la vie.

 

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Quand les émotions s’éveillent dans les cœurs endormis

avril 7, 2012 dans À propos de Nathan Malory, Être écrivain, Recueil "Tourbillon", Réflexions, Un peu de poésie, Œuvres littéraires

Lorsque j’ai commencé mon recueil, il y a eu, au début, des raisons conscientes et d’autres pas. J’en parle d’ailleurs dans sa genèse. Et puis une évolution durant la phase d’écriture.

L’inconscient s’est conscientisé. Une réflexion également, sur l’avant, le pendant et l’après. C’est-à-dire arriver à se plonger dans le travail littéraire en cours tout en se projetant notamment sur les travaux suivants.

Penser global.

Se concentrer dans l’instant tout en gardant une vision à long terme.

Créer un fil directeur entre les ouvrages. Les broder ensemble.

Quant à la mesure de l’impact émotionnel chez les lecteurs, je ne pouvais pas du tout avoir le recul pour l’évaluer ! Cela dit les quelques privilégiés qui ont pu en lire une partie pendant l’écriture, qui sont des proches et qui connaissent ma vie, m’avaient exprimé ce qui semble devenir maintenant un leitmotiv récurrent : « C’est dur. » Ou encore « C’est noir. », « Beaucoup de souffrance, de tristesse, de douleur ».

Oui c’est ça ! Exactement ça !

Créer un condensé. De souffrance. Créer un concentré. De douleur.

Pari plus ou moins gagné semble-t-il. En tout cas aux premiers échos que j’en ai.

Mon but, ou plutôt mes buts : exprimer et partager ce que j’ai vécu dans ma vie. Avec mes amis les mots. Et la façon dont je les utilise. Mais pas dans un but exhibitionniste ou malsain.

C’était un besoin.

C’était une envie aussi bien sûr.

Mon seul regret : j’ai gardé une certaine retenue. Je n’ai pas réussi à me lâcher totalement. C’est dommage. Je suppose que ça viendra avec le temps. La maturité littéraire vient au fil des mots et…des ouvrages.

Ce qui m’a troublé : un lien s’est créé entre mon recueil et moi. Tourbillon s’est imposé à moi (pour reprendre les termes d’une lectrice !). Je crois qu’il s’amuse avec ses lecteurs. Il a son âme, il est vivant !

Nous nous sommes accouchés l’un l’autre. Lui et moi. Il a été mon exutoire. J’ai été son révélateur.

Pas toujours facile cependant de jouer avec les mots car je trouve qu’ils ont, dans leur fonction sémantique, une « limite émotionnelle ». Les mots sont réducteurs dans un sens. Ils enferment car enfermés dans leurs définition et leur signification intrinsèque. Les mots sont équipés d’un limiteur…de sens !

Et il arrive un « plafond ».

Duquel il devient difficile d’exprimer avec des mots ce qui est infini. Les émotions sont comme un grand océan où tout se mélange, où tout se dilue. Tout devient à la fois flou et abstrait. Pourtant il y a une force démesurée dans cette abstraction !

Faire en sorte que la lecture crée une réaction. Provoquer des émotions. Faire plonger le lecteur et le noyer dans un climat…océanique bien sûr ! Et puis dans le mien aussi tant qu’à faire ! Dans mon monde un peu bizarre, un peu (beaucoup !) déjanté ! :-)

Créer un univers émotionnel global tout en suscitant des émotions subjectives dans leur ressenti car tout un chacun ressent différemment. L’une de mes meilleures amies m’a dit : « Chacun de tes textes a son propre univers. On peut s’y identifier facilement ».

Deuxième pari gagné ! Créer un lien et faire vivre quelque chose d’essentiel. Car l’essentiel se joue à l’intérieur. Quelque chose qui se passe au plus profond de soi.

Un premier travail qui n’est qu’un commencement. Ce recueil a son sens à lui, mais il prendra un autre sens dans la suite de mon travail littéraire. Une page de ma vie se tourne maintenant avec Tourbillon, il est temps pour moi de tourner la page suivante et de continuer à explorer le champ (vaste !) des émotions humaines. Voilà ce que représente l’art à mes yeux dans son sens le plus large.

L’écrivain sait où il va ! Quoique…les pages savent aussi nous surprendre, surtout quand elles se mettent à tourner toutes seules !

Tiens, le soleil se lève ! J’aime la nuit. Les oiseaux chantent encore le chant des émotions. :-)

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« Tourbillon » enfin chez l’imprimeur !

mars 11, 2012 dans Événements, Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

imprimé à l’Imprimerie Caladoise, et aux éditions Arkhadia ! :-)

 

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Les portes du paradis

juillet 7, 2011 dans Poésie sensuelle & érotique, Recueil "Sexplosions", Un peu de poésie

Ce jour-là je suis enfin sorti de ce long sommeil

Submergé par la brûlante ardeur de ces mots suggestifs

Qui ont enflammé cet intense désir en veille

 

Mes yeux ouverts comme des lueurs

Dans un regard éclairé sur ce corps déshabillé de peur

Mes yeux ouverts dans le noir

Dans l’espoir d’un plaisir dissimulé l’espace d’un soir

 

Prisonnier du monde onirique

Mon corps bien qu’envahi de pénétrantes intentions

Avec la détermination de me plonger dans ce bonheur chimérique

Fut alors paralysé d’une brusque frustration

 

Sa chaleur tellement présente pourtant,

Était devancée par une main éclaireuse et provocante

Qui effleurait ma peau d’une excitation stimulante

 

Que de monts et vallées encore à explorer

Ici et là sur ce chemin du bonheur ultime et inaccessible

Attiré par cette tentation profonde et dévorante

De me consumer de plaisir aux portes du paradis

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Le rôle d’un écrivain (1)

juin 26, 2011 dans Être écrivain, Réflexions

 

Quand j’ai commencé à écrire, de nombreuses questions m’ont assailli ! Pourquoi écrire ? Pour le plaisir ? Pour gagner ma vie (humm difficile…) ? Pour moi-même ? Pour les autres ? Et puis au fait…ça fait quoi un écrivain ? Il écrit certes, mais dans quel but ? À qui ? A-t-il un rôle à jouer au niveau du collectif ? Au niveau de la société ?

Ce que j’écris ici n’est pas une vérité dans l’absolu et je ne livre que ma propre réflexion ; laquelle n’engage que moi.

Un écrivain quel qu’il soit, est relativement libre. Libre de décrire, libre d’inventer, libre de rappeler, libre d’exprimer des vérités ou des mensonges. Libre de relater le passé ou de créer un avenir. Ce qu’il est écrit peut être réel ou inventé de toutes pièces ; partiellement ou totalement. Tout dépend de ce qu’il écrit au moment où il écrit et de l’exercice littéraire auquel il s’adonne. En effet, on n’écrit pas de la même façon de la poésie, des nouvelles, des romans ou des essais. Les définitions de ces styles sont d’ailleurs régies elles-mêmes par des règles très précises. Par ailleurs un écrivain est également un être humain. Il est comme vous et moi. Il est comme tout le monde. Il a sa propre vie. Ses propres moments de bonheur ou de tristesse. Lesquels vont, ne serait-ce qu’inconsciemment, modifier son humeur et ses états d’âme. Un évènement majeur — dramatique ou pas — pourra donner vie à un poème qui portera spécifiquement sur cet évènement. Il sera possible, une fois le poème terminé, de passer à autre chose (je n’ai pas dit tourner la page !). Quand on écrit sur la distance, comme dans un roman par exemple, et que vous êtes en plein travail d’une séquence de votre histoire (laquelle pourra avoir été préparée dans un plan), cette séquence sera émotionnellement imprégnée de votre propre histoire à un moment « t », voire « t+n ».

Des circonstances dans la vie réelle qui peuvent accélérer ou freiner l’écriture de votre histoire.

Imaginez-vous plongé dans l’écriture d’une scène supposée être comique. Vous avez déjà commencé votre scène mais celle-ci n’est pas terminée. Et là d’un seul coup, vlan ! Une rupture amoureuse, un décès, un accident quelconque, un contrôle fiscal (pourquoi pas !), une maladie grave soudaine qui se déclare, que sais-je…

Quelle difficulté que de continuer cette scène… L’inverse existe aussi bien entendu. Car écrire ce n’est pas seulement décrire, mais faire vivre ! Écrire demande, à mon sens, beaucoup d’empathie. Pour faire vivre, il faut avoir vécu soi-même. Il faut être passé par telle ou telle émotion (pas forcément un même événement) pour avoir la possibilité de la faire passer au lecteur. Encore faut-il avoir la capacité ou la faculté de s’écouter soi-même pour l’identifier et la comprendre avant de la « recréer » avec des mots ! (exercice ô combien difficile !). Je reste en effet persuadé que ce qui relie les gens n’est pas tant les événements, mais les émotions et les sentiments humains. Surtout la souffrance comme disait Lamartine…

À suivre dans le billet le rôle d’un écrivain (2)…

 

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Le temps qui court

juin 13, 2011 dans Un peu de poésie

 

Parfois on se pose pas trop de questions

On profite juste de l’instant présent

Et on laisse filer le temps

 

Parfois on se pose trop de questions

On pense trop à l’avenir sans profiter du présent

Et on court après le temps

 

Des fois on se dit : « J’ai le temps »

Alors on se pose pas trop de questions

On avance doucement

Et on prend son temps

 

Des fois on se dit : « Je manque de temps »

Et on se pose toujours pas de questions

On avance trop rapidement

Et on prend de l’avance sur le temps

 

Parfois on se dit : « j’avais le temps »

J’aurai du me poser plus de questions

On regrette d’être allé trop vite

Et de n’avoir pas su profiter du temps

 

Des fois on voudrait être le temps

Avoir le temps de se poser des questions ou de vivre le présent

Pouvoir avancer, stopper ou reculer le temps

Et avancer au rythme du temps et de pouvoir profiter de chaque instant

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Mon esprit mon pays !

mai 30, 2011 dans Travaux en cours, Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Ayant perdu mon chemin en route

Je m’en suis allé

À la recherche de mon identité

 

À l’instar de Christophe Colomb

J’ai entamé ce nouveau périple

Et découvert un nouveau monde

 

De personnes en rencontres

De rencontres en découvertes

Et de découvertes en relations

 

J’ai alors exploré cet ami

Qui sommeillait en moi

Et qui m’était inconnu

 

Quel choc !

D’une rencontre aussi soudaine

Mais ô combien attendue

 

Je croyais avoir trouvé mais en fait non

J’ignorais encore que ce n’était que le début

D’un voyage beaucoup plus long et plus lointain

 

Au fur et à mesure de nos échanges continus

J’ai commencé à te connaître

Toi mon ami de toujours

 

J’ai appris et toi aussi

Et d’un seul regard échangé

Nous avons tout compris

 

Nathan Malory – Travaux en cours, éditions Arkhadia

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Des textes en mp3 !

mai 25, 2011 dans Événements, Mise à jour du site

Découvrez quelques-uns de mes textes en mp3 !

 

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Vie en grève

avril 23, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Ces derniers jours, j’ai pas arrêté d’écrire

Le sang gouttait au fur et à mesure que j’écrivais

J’ai essayé d’appeler le plombier

Mais la hotline sonnait occupé

Et vu le prix de l’appel j’ai vite raccroché

Pas le choix, je devais me lancer

J’ai pris dans ma vaisselle

Des bols, des tasses et des seaux

J’avais beau vider mais l’inondation continuait de couler

Je me suis alors souvenu de ce que cette voix m’avait dit :

« Fais gaffe, la vie c’est un accident, tu devrais prendre une assurance accident rapatriement. »

Et je m’étais dit : « Mais qu’est-ce qui lui prend à elle ? À l’agence de voyage, on m’avait dit que tout se passerait bien. »

Si seulement je l’avais écoutée !

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

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