Bien écrire. Règle n°5 : Un bon technicien de la langue tu seras !

avril 9, 2013 dans Être écrivain, Langue française

Je continue d’apprendre à écrire.

D’ailleurs, écrire est comme tout métier. Il y a une part de talent, ce fameux coup de baguette magique qui semble inné à des « élus », que l’on ne sait pas trop expliquer et qui permet de faire des merveilles dans une voie, qu’elle soit professionnelle, sportive ou artistique et qui transforme un homme ou une femme en artiste reconnu et admiré par la société humaine.

ET il y a aussi l’expérience que l’on acquiert au fil du temps. Ces réussites et ces échecs qui nous permettent de réfléchir à ce qui nous anime à l’intérieur et de faire évoluer notre passion. L’expérience peut-elle donner naissance au talent ?

Quoi qu’il en soit, cette expérience représente une sorte de base à l’épistémologie — celle de l’écriture ici — sur laquelle je me pencherai un jour davantage, quand j’aurai acquis plus d’expérience et de maturité littéraires. Le jour où je ne serai plus un apprenti mais un écrivain confirmé.

Cela étant, j’écris au quotidien et je côtoie également beaucoup de gens qui écrivent déjà aussi, d’autres qui ont essayé et qui ont laissé tomber, d’autres enfin qui n’osent pas se lancer.

Nous sommes tous différents, et nous écrivons différemment, et pour des raisons différentes. Nous avons chacun un rapport aux mots qui n’est pas le même et aussi une expérience et un regard différents sur l’écriture.

J’ai envie de dire : « Allez-y ! Osez ! Jetez-vous dans les mots, ils n’attendent que vous ! »

Certes… Mais par où commencer ?

Instinctivement, si au départ vous n’écrivez que pour vous, pas d’exigence particulière, j’aurais tendance à vous dire de vous laisser guider par votre intuition. Laissez votre main, ou vos doigts, écrire pour vous, peu importe le sujet. J’y reviendrai ultérieurement dans un autre billet.

Mais si vous écrivez pour être lu, l’exigence est alors de rigueur et aujourd’hui, je compte environ 5 qualités que je juge nécessaires pour « bien écrire » en dehors du talent de l’artiste, et qui sont issues de ma propre expérience. Elles ne sont donc pas absolues et d’autres personnes pourraient vous donner d’autres qualités qu’ils jugeraient également tout aussi pertinentes ! Il est même très probable que ces mêmes qualités que je considère aujourd’hui ne seront pas tout à fait les mêmes dans l’avenir ou alors elles seront complétées. Ça ne sera plus un top 5 mais un top 10. :-)

Aujourd’hui, je commence donc par la première qualité ou règle qui me semble la moins importante (j’expliquerai dans un autre billet pourquoi) mais qui paradoxalement est tellement capitale qu’il n’est pas envisageable de passer à côté… Celle d’être…

…un bon technicien de la langue. J’entends par là, connaître les règles élémentaires de la langue : l’orthographe, la grammaire, la syntaxe et la ponctuation. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de connaître toutes les règles et d’ailleurs il serait assez difficile de toutes les connaître tellement la langue française est tordue et regorge d’exceptions ! Je laisse cette perfection à ces cracks qui ne font aucune faute aux dictées complètement insensées de M. Pivot, et qui forcent mon admiration. Moi-même enfant, je faisais environ 15 fautes aux dictées adultes !

Néanmoins, je dirais qu’il est possible, tout en connaissant quelques règles de base de corriger au moins 80% des fautes usuelles que l’on rencontre tous les jours. Ce sont des règles dont la maîtrise ne demande aucun talent et qui peuvent s’acquérir très facilement juste en les apprenant. Une certaine humilité me semble aussi importante, celle de vérifier au moindre doute ! Grevisse, Bescherelle et Google sont vos amis ! N’hésitez donc pas à vérifier, revérifier ET aussi à solliciter l’aide de votre entourage. Beaucoup oublient une règle essentielle qui est de se faire relire !

Pourquoi cette règle n°5 est-elle importante ? Eh bien parce que c’est elle qui viendra en bout de chaîne de votre création littéraire et qui empêchera vos lecteurs de partir en courant au bout de la dixième faute ! Lire un texte plein de fautes est épuisant, gêne la lecture et surtout sa compréhension ! Bref…on referme le livre au bout de deux pages…c’est dommage ! Qui sait…vous venez peut-être de passer à côté du nouveau prix Goncourt ! Avant d’être un auteur, soyez d’abord votre propre lecteur ! (dans la mesure du possible bien sûr…)

Sachant que tous les grands auteurs ne sont pas forcément de bons techniciens de la langue. Certains sont corrigés. Comme quoi on peut avoir du talent tout en faisant des fautes (dans une proportion raisonnable.)

J’en profite pour insister sur un dernier point et là je m’adresse autant aux auteurs qu’aux lecteurs et aux éditeurs. Toutes les maisons d’édition n’imposent pas une correction des manuscrits. Et à une époque où les petits éditeurs se multiplient, beaucoup ne proposent une correction qu’en option, laquelle n’est souvent pas choisie par l’auteur pour des raisons qu’on peut comprendre : beaucoup d’entre eux (la plupart en fait…) ne gagnent pas leur vie avec l’écriture et ces petits éditeurs publient, sans que cela les dérange le moins du monde, des ouvrages qui donnent malheureusement une mauvaise image de la profession d’écrivain et d’éditeur. Il est du devoir de chacun, dans la chaîne du livre, de ne pas faire de tort aux professions, de faire honneur à la langue française et de respecter les lecteurs.

À bon entendeur !

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Quand les émotions s’éveillent dans les cœurs endormis

avril 7, 2012 dans À propos de Nathan Malory, Être écrivain, Recueil "Tourbillon", Réflexions, Un peu de poésie, Œuvres littéraires

Lorsque j’ai commencé mon recueil, il y a eu, au début, des raisons conscientes et d’autres pas. J’en parle d’ailleurs dans sa genèse. Et puis une évolution durant la phase d’écriture.

L’inconscient s’est conscientisé. Une réflexion également, sur l’avant, le pendant et l’après. C’est-à-dire arriver à se plonger dans le travail littéraire en cours tout en se projetant notamment sur les travaux suivants.

Penser global.

Se concentrer dans l’instant tout en gardant une vision à long terme.

Créer un fil directeur entre les ouvrages. Les broder ensemble.

Quant à la mesure de l’impact émotionnel chez les lecteurs, je ne pouvais pas du tout avoir le recul pour l’évaluer ! Cela dit les quelques privilégiés qui ont pu en lire une partie pendant l’écriture, qui sont des proches et qui connaissent ma vie, m’avaient exprimé ce qui semble devenir maintenant un leitmotiv récurrent : « C’est dur. » Ou encore « C’est noir. », « Beaucoup de souffrance, de tristesse, de douleur ».

Oui c’est ça ! Exactement ça !

Créer un condensé. De souffrance. Créer un concentré. De douleur.

Pari plus ou moins gagné semble-t-il. En tout cas aux premiers échos que j’en ai.

Mon but, ou plutôt mes buts : exprimer et partager ce que j’ai vécu dans ma vie. Avec mes amis les mots. Et la façon dont je les utilise. Mais pas dans un but exhibitionniste ou malsain.

C’était un besoin.

C’était une envie aussi bien sûr.

Mon seul regret : j’ai gardé une certaine retenue. Je n’ai pas réussi à me lâcher totalement. C’est dommage. Je suppose que ça viendra avec le temps. La maturité littéraire vient au fil des mots et…des ouvrages.

Ce qui m’a troublé : un lien s’est créé entre mon recueil et moi. Tourbillon s’est imposé à moi (pour reprendre les termes d’une lectrice !). Je crois qu’il s’amuse avec ses lecteurs. Il a son âme, il est vivant !

Nous nous sommes accouchés l’un l’autre. Lui et moi. Il a été mon exutoire. J’ai été son révélateur.

Pas toujours facile cependant de jouer avec les mots car je trouve qu’ils ont, dans leur fonction sémantique, une « limite émotionnelle ». Les mots sont réducteurs dans un sens. Ils enferment car enfermés dans leurs définition et leur signification intrinsèque. Les mots sont équipés d’un limiteur…de sens !

Et il arrive un « plafond ».

Duquel il devient difficile d’exprimer avec des mots ce qui est infini. Les émotions sont comme un grand océan où tout se mélange, où tout se dilue. Tout devient à la fois flou et abstrait. Pourtant il y a une force démesurée dans cette abstraction !

Faire en sorte que la lecture crée une réaction. Provoquer des émotions. Faire plonger le lecteur et le noyer dans un climat…océanique bien sûr ! Et puis dans le mien aussi tant qu’à faire ! Dans mon monde un peu bizarre, un peu (beaucoup !) déjanté ! :-)

Créer un univers émotionnel global tout en suscitant des émotions subjectives dans leur ressenti car tout un chacun ressent différemment. L’une de mes meilleures amies m’a dit : « Chacun de tes textes a son propre univers. On peut s’y identifier facilement ».

Deuxième pari gagné ! Créer un lien et faire vivre quelque chose d’essentiel. Car l’essentiel se joue à l’intérieur. Quelque chose qui se passe au plus profond de soi.

Un premier travail qui n’est qu’un commencement. Ce recueil a son sens à lui, mais il prendra un autre sens dans la suite de mon travail littéraire. Une page de ma vie se tourne maintenant avec Tourbillon, il est temps pour moi de tourner la page suivante et de continuer à explorer le champ (vaste !) des émotions humaines. Voilà ce que représente l’art à mes yeux dans son sens le plus large.

L’écrivain sait où il va ! Quoique…les pages savent aussi nous surprendre, surtout quand elles se mettent à tourner toutes seules !

Tiens, le soleil se lève ! J’aime la nuit. Les oiseaux chantent encore le chant des émotions. :-)

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Le rôle d’un écrivain (3)

juillet 12, 2011 dans Être écrivain, Réflexions

[...]La vie d’un écrivain est son propre point de référence (par la force des choses, pas par égocentrisme !).

C’est un premier constat. [-> « Le rôle d’un écrivain (2) »]

 

Le deuxième c’est de savoir pourquoi on écrit. Certains recherchent la notoriété (nouvelle ou pas !) et sont prêts, pour cela, à faire du plagiat ou à demander à d’autres d’écrire pour eux, les écrivains fantômes sont là pour ça…

La plupart heureusement ne sont pas comme ça. En tout cas c’est ce que je crois !

D’autres font, consciemment ou pas, de « l’écriture-thérapie ». Ils extériorisent leurs démons et/ou écrivent leur autobiographie, explicitement ou implicitement. Ils expriment avec des mots leurs maux, ce qui a pour effet de fondre leurs douleurs intérieures en souffrances extérieures.

Je pense que nous le faisons tous, avec des proportions différentes.

Enfin, on peut écrire pour faire rêver. Donner la possibilité à d’autres de faire un voyage. Pas spécialement dans le temps, mais aussi dans une autre dimension. Une autre réalité. Écrire afin de faire lire pour oublier. L’espace d’un moment. Vivre une parenthèse de vie qui aide à mieux surmonter, à mieux vivre tout simplement.

Mais pas seulement !

À mon sens, l’écrivain doit jouer un rôle au niveau de la société. C’est-à-dire qu’il doit — avant d’écrire — savoir entendre, écouter, observer ce qui se passe dans notre société. Il doit savoir faire preuve d’un certain sens de l’analyse afin de cerner les tenants et les aboutissants afin, non pas de « dénoncer », mais de dévoiler les dysfonctionnements quels qu’ils soient, et/ou de constater ce qu’il voit et entend, notamment au niveau du comportement humain. En d’autres termes, il a cette liberté — et ce devoir — d’utiliser les mots, soit pour exprimer sa propre opinion, soit pour se faire porte-parole ou encore, et c’est là toute la difficulté, pour lever le voile sur le monde du caché. Oser porter le costume du « méchant », celui du révélateur de vérités. Celui qui va déranger en exprimant très clairement ce que beaucoup refusent de voir ou d’entendre.

Car oui, écrire c’est révéler et donc responsabiliser et faire réfléchir.

Écrire c’est prendre le risque d’être soi-même responsable.

Écrire c’est prendre le risque d’éveiller les consciences endormies.

Écrire c’est enfin passer le relais. Celui de la responsabilité. Car c’est prendre le risque de dire au lecteur : « Attention, vous allez devenir responsable. Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas et vous devrez faire un choix. Celui de faire comme si et de ne rien faire et de rester inconscient ou celui d’agir en étant conscient et responsable. »

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La première fois où j’ai vraiment écrit

juin 25, 2011 dans À propos de Nathan Malory, Être écrivain

 

Au tout début, quand j’étais enfant, j’ai écrit « pour la première fois » dans le cadre du théâtre amateur. J’avais 8 ans. Situation pas forcément banale, où plusieurs groupes de personnes réunies pour l’occasion dans le cadre d’un séminaire sur l’astrologie humaniste devaient préparer une saynète sur Pluton et la jouer devant tout le monde.

Je n’étais pas loin…et entraîné dans mon imagination infantile, j’ai donc décidé d’aller dans le jardin trouver des idées pour écrire ! De cette escapade créative est sortie une comédie toute simple et innocente avec un arbre qui parlait ! J’étais très éloigné du thème mais j’avais écrit ma première pièce ! Fier de m’être improvisé scénariste, je me suis mis en quête de trouver quelques-uns de ces « grands » avec encore leur âme d’enfant, qui accepteraient de jouer le jeu et de donner vie à ma création !

 

De scénariste je suis passé à metteur en scène !

 

Bien entendu chaque groupe avait consciencieusement préparé et appris chaque mot et chaque phrase lors de passionnantes répétitions en veillant à l’articulation, à l’élocution et à l’intonation…

Quant à ma pièce…pensée et écrite au dernier moment, j’étais présent sur la scène, à veiller que mon scénario passe bien de main en main ! Une première expérience qui m’a marqué ! Une belle expérience et des acteurs formidables ! L’un d’eux était même allé jusqu’à trouver une branche dans le jardin dont il s’était affublé pour jouer le rôle de l’arbre !

photo-comedie

 

Après toutes ces années, je garde encore un beau souvenir de ce jour-là qui marqua ma première véritable rencontre avec l’écriture !

 

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Faire naître et faire vivre un personnage de roman

juin 1, 2011 dans Écrire un roman, Être écrivain, Romans, Travaux en cours, Œuvres littéraires

 

Lorsque j’ai commencé à penser mon thriller d’anticipation (pour 2013), de nombreuses questions me sont venues à l’esprit. Devrais-je écrire juste comme ça vient ? Ou alors construire une sorte de « charpente de l’histoire ? ». Comment bien écrire un dialogue ou une narration ? Comment imposer un rythme, le contrôler, et le varier ? Quels effets de style utiliser ? De quelle façon ? Quels messages faire passer ? Etc. Autant de domaines (la liste est non exhaustive) que d’aptitudes à maîtriser dans l’écriture d’un tel exercice littéraire. Et c’est bien là, l’un des points faibles du métier d’écrivain. Dans une équipe, chacun a sa place avec une expertise bien précise. L’écrivain, lui, se retrouve tout seul. Difficile, voire impossible donc, d’être omniscient et d’exceller dans l’étendue — vaste — de toutes les compétences requises de ce métier qui, comme toute profession, passe par un apprentissage ! Mais il n’y a pas d’école d’écrivains. Soit on fait partie de ces artistes, rares, nés avec un don inné qui leur donne une avance certaine dans leur art, soit on apprend sur le tas. On acquiert au fur et à mesure. On teste, on marche à tâtons, on continue, ou on corrige et l’on fait partie des nombreux « autres », laborieux ; ceux-là mêmes qui évoluent, sans don particulier, uniquement à force de travail, de persévérance, de sueur… L’adage ne dit-il pas : « C’est en forgeant que l’on devient forgeron » ? Mais ces derniers sont-ils vraiment reconnus ? Le mot « artiste » existe. Mais pour ces « autres », plus ou moins anonymes ou connus, selon leur réussite, la chance, ou le « savoir-vendre »…? Qu’en est-il au niveau de la sémantique ou de la lexicologie ?

Parmi toutes les compétences à maîtriser en tant qu’écrivain, il en est une, quasi inévitable, que celui des personnages ! Vaste sujet. C’est celui que je traiterai dans ce billet aujourd’hui dont le premier point qu’il me semble important de souligner est celui, non pas de « créer » mes personnages, mais de les « faire naître » pour les faire vivre !

La différence peut paraître subtile mais elle ne l’est pas tant que ça. Pour moi, on peut créer quelque chose, de statique, ou de figé, s’entend. Un peu comme une statue. Seulement voilà, cette statue ne va ni se lever, ni penser, ni relever des défis. Elle peut certes, être une oeuvre d’art, mais pas une personne. Or l’idée n’est pas de créer un simple personnage qui serait « comme ci » ou « comme ça » mais de le penser dans une perspective d’évolution. De rendre ce personnage dynamique et suffisamment authentique et crédible pour le rendre vivant ! En ce qui me concerne, j’ai d’abord pensé aux personnages principaux, les héros ! Je les visualisais, et j’avais une idée — assez vague au départ — de leur apparence et de leur caractère. On est naturellement inspiré par notre propre sensibilité, notre vécu, notre histoire, nos goûts et nos héros. Quoi qu’il en soit j’avais mes statues ! Et j’étais arrivé à la fin de la première étape, spontanée, on dira. J’étais bien avancé, mais j’aspirais à devenir un Gepetto ! Qu’allait-il leur arriver comme tuiles ? Quels défis allaient-ils relever ? Comment seraient-ils au début du roman, et à la fin ?…

Je devais donc affiner ces ébauches, et j’ai cherché un moyen clair et structuré de peaufiner mes personnages. J’ai créé pour ce faire une fiche personnage, aussi complète que possible que vous trouverez ci-dessous. Puisse-t-elle aider ceux et celles qui écrivent ! Elle n’a nullement la prétention d’être parfaite mais je pense qu’elle couvre au moins la plupart des caractéristiques que l’on peut trouver dans la création d’un personnage de fiction. Si vous avez d’autres idées, je vous invite à les partager ! :-)

Bien entendu, vous n’êtes pas obligé de dévoiler/expliciter chacun de ses aspects ! Certains éléments peuvent être suggérés, d’autres volontairement omis pour laisser au lecteur une certaine liberté dans son propre imaginaire. Il est quand même important qu’il puisse, lorsqu’il lit, se faire son propre cinéma intérieur. Lequel sera différent d’un individu à un autre. Les personnages, leurs réactions, et le contexte n’ayant pas le même sens pour chacun de nous. On s’identifiera (ou pas !) à tel ou tel protagoniste ; on ressentira de l’attirance ou au contraire du rejet. Question qui mérite d’être posée si on souhaite (lors de l’écriture) montrer certain constats de la nature humaine. Doit-on (ou peut-on ?) créer un personnage qui correspondra très exactement à ses propres désirs (qui peut plaire ou pas !) ou bien ce dernier sera-t-il biaisé par ce que l’on souhaite mettre en lumière ? L’exploration (et la révélation) de certaines facettes de notre espèce humaine est un travail délicat, mais cependant nécessaire pour une évolution collective…

Je m’arrête ici pour aujourd’hui puisque j’arrive à la fin de ce billet ! La suite étant l’objet d’un article à venir sur le rôle de l’écrivain dans la société, qui passe, entre autres, par un travail considérable de recherche et de témoignages. D’ici là, je vous laisse découvrir ma fiche personnage !

 

Etat-civil :

Nom :

Âge :

Situation familiale :

Lieu de naissance :

Lieu de résidence :

 

Relations Famille :

 

Traumatismes :

Grandes étapes de sa vie : (préciser âge et circonstances)

 

Attitude face à la mort, à la vie, politique, social, racisme, guerre, alcool, drogue etc. :

Système de valeurs et philosophie de vie :

 

Langues parlées :

 

Attributs particuliers :

 

Traits de caractère :

 

Ce qu’elle/il montre d’elle/de lui :

Ce qu’elle/il cache :

 

Apparence physique :

Origines ethniques :

Couleur des yeux :

Forme du visage :

Taille :

Corpulence :

Attitude physique :

 

Façon de s’habiller :

 

Accessoires :

 

Qualités :

Défauts :

 

Façon de se comporter :

Façon de parler :

Voix :

 

Formations/études :

Vie professionnelle :

 

Religion :

 

Orientation socio-politique :

 

Vie sexuelle :

 

Talents particuliers (artistiques et/ou techniques) :

 

Passions :

 

Pratiques d’un sport :

 

Ce qu’elle/il aime :

Ce qu’elle/il déteste :

 

Ce qu’elle/il aime manger ou pas :

 

Défis personnels à relever dans l’histoire :

 

Défis à relever par rapport à l’intrigue :

 

Ses rêves dans la vie :

 

Ses secrets :

 

Evolution du personnage dans l’histoire :

 

Ce qu’elle/il doit inspirer au lecteur et le message à transmettre :

 

Inspirations héroïnes/héros :

 

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Vie en grève

avril 23, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Ces derniers jours, j’ai pas arrêté d’écrire

Le sang gouttait au fur et à mesure que j’écrivais

J’ai essayé d’appeler le plombier

Mais la hotline sonnait occupé

Et vu le prix de l’appel j’ai vite raccroché

Pas le choix, je devais me lancer

J’ai pris dans ma vaisselle

Des bols, des tasses et des seaux

J’avais beau vider mais l’inondation continuait de couler

Je me suis alors souvenu de ce que cette voix m’avait dit :

« Fais gaffe, la vie c’est un accident, tu devrais prendre une assurance accident rapatriement. »

Et je m’étais dit : « Mais qu’est-ce qui lui prend à elle ? À l’agence de voyage, on m’avait dit que tout se passerait bien. »

Si seulement je l’avais écoutée !

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

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Écriture en citation

avril 14, 2011 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

 

Le choix d’un thème d’écriture peut être banal si la façon de l’écrire, elle, est originale.


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Genèse et histoire de « Tourbillon »

janvier 12, 2011 dans Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

 

J’avais déjà écrit quelques poèmes dans le passé, de façon épisodique, en fonction de mon temps et des circonstances qui avaient jalonné ma vie mais ils étaient tous éparpillés.

Il m’est alors venu à l’esprit l’idée de les rassembler et de voir ce que ça pourrait donner. Mon premier ouvrage était né. Il n’avait pas encore de nom.

Et puis en septembre 2010, ma vie a doucement commencé à sortir de la route. Une fois de plus. Je voyais le décor foncer sur moi…

L’asphalte devenait glissant. La visibilité sur le pare-brise était gênée par les gouttes. La conduite devenait de plus en plus difficile, de plus en plus aléatoire. Je n’avais plus de conduite assistée. J’ai alors repris l’écriture, de façon presque obsessionnelle, tous les jours.

Puis octobre noir, je suis sorti de la route…

L’un de ces moments où la vie prend un autre visage. J’écrivais surtout le soir, la nuit et les week-ends, c’était les seuls moments où j’avais vraiment le temps et la liberté de le faire. Une première mouture était terminée en octobre avec 33 poèmes et 47 pages.

Puis m’est venu le nom de « Tourbillon », qui m’a permis de réaliser la couverture. Il correspondait exactement à mon état d’esprit et à ce que je vivais à ce moment-là. Un bouleversement majeur d’émotions. Une spirale qui vous entraîne. Un moment de votre vie hors contrôle, qui vous échappe totalement.

Quand j’écris, j’aime créer un environnement, des conditions. Pour « Tourbillon », j’ai écrit seul, isolé et dans le noir. J’aime aussi la nuit et elle était propice à l’écriture lors de mes nombreuses insomnies.

Les seules lumières qui me tenaient compagnie étaient quelques bougies et l’écran de mon ordinateur. J’avais un diffuseur de parfum aussi. Enfin j’aime bien écouter de la musique lorsque j’écris…cette musique est variable et dépend de mon état d’esprit du moment.

Pour « Tourbillon », j’ai surtout écouté :

Puis au fur et à mesure des jours qui passaient, j’ai continué à écrire, je ne pouvais plus m’arrêter, j’en avais besoin…

« Tourbillon » était devenu un enfant. Il grandissait, avec ses besoins et ses caprices, il devenait de plus en plus mature. Il prenait vie et surtout du sens. Il avait réussi à me « capturer » et ma relation avec lui avait changé. Je prenais conscience de l’impact positif qu’il avait sur moi et de la direction que lui et moi devions prendre, ensemble.

Au final, j’aurai passé près de 4 mois sur ce premier recueil avec une cinquantaine de poèmes…

Je vous laisse les découvrir et tourner les pages…

Bonne lecture !

Couverture du recueil "Tourbillon" de Nathan Malory

 

 

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