Le rôle d’un écrivain (2)

juillet 1, 2011 dans Être écrivain, Réflexions

 

Dans mon billet précédent Le rôle d’un écrivain (1), j’ai évoqué mes premières interrogations à ce sujet et donc sur le début de ma réflexion quant à mon «devoir» d’homme de lettres, lequel découle en partie des difficultés rencontrées dans l’exercice délicat de l’écriture.

En général quand je dois écrire quelque chose qui n’est pas spontané, je passe volontairement par une « phase de conditionnement » (qui peut durer de plusieurs heures à plusieurs jours, c’est selon). C’est-à-dire que je me « rebranche » sur un évènement passé, pour faire appel à ma mémoire émotionnelle et revivre un ressenti et une réaction passés. Pas toujours évident. Soit de revivre des émotions vraiment vécues mais douloureuses ou au contraire d’aborder un champ émotionnel pas ou peu vécu ce qui peut nécessiter de rencontrer d’autres personnes afin de gagner en authenticité.

Quoi qu’il en soit, un écrivain, peu importe ce qu’il écrit, écrit par rapport à lui-même (pas forcément pour lui-même). J’entends par là qu’il écrit par rapport à son vécu qui va influencer la perception qu’il a de la vie en général. Et donc de la société humaine. Il va écrire en s’identifiant ou au contraire on s’opposant. Il va décrire ce qu’il a vu ou entendu en fonction de ses ressentis, de sa propre expérience. Il va inventer ce qu’il aurait voulu et qui n’a pas été. La vie d’un écrivain est son propre point de référence (par la force des choses, pas par égocentrisme !).

C’est un premier constat.

La suite à lire dans la 3ème et dernière partie « Le rôle d’un écrivain (3)« .

 

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