« Pourquoi avez-vous écrit Tourbillon ? »

avril 23, 2012 dans À propos de Nathan Malory, Être écrivain, Recueil "Tourbillon", Réflexions, Un peu de poésie, Œuvres littéraires

« Je me suis pris un uppercut. »

« Une rage de vaincre. »

« J’ai faim de vous lire. »

« Il faut s’accrocher ! »

« Les émotions des textes resurgissaient et s’imposaient à moi. »

Voici quelques retours de mes lecteurs. Très positifs avouons-le ! Dans l’un de mes précédent billets, notamment « Quand les émotions s’éveillent dans les cœurs endormis« , je n’ai fait qu’esquisser les raisons pour lesquelles j’avais écrit mon recueil Tourbillon.

J’ai également pris la peine de réfléchir aux différentes réactions. Elles ne sont pas toutes positives, heureusement ! J’aime et j’ai l’envie de discuter des ressentis avec les personnes qui m’ont lu. C’est un vrai plaisir. Un échange humain, authentique et essentiel. Mais cet échange n’a (n’aura !) vraiment lieu que lors de rencontres dédicaces. Plus difficile par personne interposée ou derrière un écran. Certaines réactions sont — de façon tout à fait légitime — teintées d’incompréhension. De crainte peut-être aussi ? Mais toutes ces réactions sont intéressantes. Elles me fascinent !

Cela dit, avec le recul, j’ai de plus en plus l’impression que la souffrance est un sujet…tabou ! Comme si c’était malsain d’en parler.

La souffrance ? Ah non, il ne faut surtout pas en parler ! Et puis les gens qui souffrent, ils sont bizarres ! Il ne faut pas les approcher, un peu comme des pestiférés. Bref, on les exclue, on s’en débarrasse parce qu’ils dérangent.

Et puis, pour ce qui me concerne, il faut bien avouer qu’un artiste est « jugé » et/ou perçu à travers et sur l’ensemble de ses œuvres. Logique ! On ne peut donc percevoir pour l’instant qu’une facette, et pas toutes !

Vivement la suite ! :-)

Je ne juge pas ces réactions mais elles m’interpellent. Je reste moi-même dans l’incompréhension ! Et je comprends que certains n’osent pas en parler. Alors, comme j’aime bien m’amuser, j’en parle ! :-) Et puis ça fait partie du rôle de l’écrivain.

Provoquer ! Déranger ! Pas tout le temps non plus, mais j’avoue y prendre un certain plaisir ! Les œillères n’ont jamais été ma tasse de thé ! Quoique…pourquoi ne pas s’asseoir là maintenant tout de suite et discuter autour…d’une tasse de thé ? :-)

Allons-y, asseyons-nous! :-)

« Pourquoi j’ai écrit Tourbillon » ? Voilà une excellente question, et je vous en remercie !

Par besoin.

Par envie aussi.

Le besoin d’affronter ma vie passée, de lui faire face et de lui jeter à la figure : « À partir de maintenant, je ne te subis plus ! Je prends les rennes ! ».

Le besoin aussi de faire sortir le venin de la vie de mon corps à l’instar de celui d’un serpent qui vous a mordu. Quand c’est un serpent qui vous mord c’est une chose. Quand c’est la vie, c’en est une autre et ça prend beaucoup plus de temps de tout nettoyer, tout purger.

Au début de sa vie, on manque de force et de conscience.

Pour effectuer ce travail, il est nécessaire de devenir plus fort, d’aller au plus profond de soi-même, de ses morsures, de ses infections, et d’appuyer. Appuyer encore et encore jusqu’à ce que tout sorte et coule hors de vous. Le mal ne sort qu’avec le mal ! C’est une épreuve que l’on doit s’imposer à soi-même si on veut justement sortir du cercle ! On peut ne pas y arriver comme on peut y arriver.

Un ensemble de facteurs peut tout changer. Des circonstances, ou des gens qui amènent à des prises de conscience et à une envie de changer. De transformer une vie infectée en une vie saine.

Une libération !

Mais tout en restant tourmenté ! Car ce sont les tourments qui créent les artistes ! Sans tourments, l’art n’existerait pas !  Pas de Lamartine, pas de Baudelaire, pas de Victor Hugo… Triste monde !

Et puis sans les tourments, je n’aurai jamais écrit et publié un livre ! Subir ou utiliser, là est la question ! Les tourments sont à l’art ce que le sang est à la vie !

En plus d’un besoin, il y aussi une envie.

Celle d’exprimer une souffrance collective ! Car cette souffrance c’est avant tout celle de toute le monde. En tout cas de beaucoup de gens. J’en ai rencontré beaucoup dans ma vie. Beaucoup ont souffert. Certains s’expriment et d’autres pas. Par fierté, par pudeur ou par crainte d’être jugés gratuitement. Ils souffrent en silence. J’avais envie d’être leur messager. De parler en leur nom à tous. Leur donner l’opportunité de s’exprimer à travers moi : « Je ressens ce que vous ressentez, je vous comprends. Et je vais l’exprimer pour vous. »

Alors quand je vois ces témoignages que mes lecteurs veulent bien partager avec moi, je vois bien dans leurs mots qu’ils ont compris mon message et mon désir. Je suis rassuré ! Je n’ai pas fait de hors-sujet. Je suis dans le juste !

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Quand les émotions s’éveillent dans les cœurs endormis

avril 7, 2012 dans À propos de Nathan Malory, Être écrivain, Recueil "Tourbillon", Réflexions, Un peu de poésie, Œuvres littéraires

Lorsque j’ai commencé mon recueil, il y a eu, au début, des raisons conscientes et d’autres pas. J’en parle d’ailleurs dans sa genèse. Et puis une évolution durant la phase d’écriture.

L’inconscient s’est conscientisé. Une réflexion également, sur l’avant, le pendant et l’après. C’est-à-dire arriver à se plonger dans le travail littéraire en cours tout en se projetant notamment sur les travaux suivants.

Penser global.

Se concentrer dans l’instant tout en gardant une vision à long terme.

Créer un fil directeur entre les ouvrages. Les broder ensemble.

Quant à la mesure de l’impact émotionnel chez les lecteurs, je ne pouvais pas du tout avoir le recul pour l’évaluer ! Cela dit les quelques privilégiés qui ont pu en lire une partie pendant l’écriture, qui sont des proches et qui connaissent ma vie, m’avaient exprimé ce qui semble devenir maintenant un leitmotiv récurrent : « C’est dur. » Ou encore « C’est noir. », « Beaucoup de souffrance, de tristesse, de douleur ».

Oui c’est ça ! Exactement ça !

Créer un condensé. De souffrance. Créer un concentré. De douleur.

Pari plus ou moins gagné semble-t-il. En tout cas aux premiers échos que j’en ai.

Mon but, ou plutôt mes buts : exprimer et partager ce que j’ai vécu dans ma vie. Avec mes amis les mots. Et la façon dont je les utilise. Mais pas dans un but exhibitionniste ou malsain.

C’était un besoin.

C’était une envie aussi bien sûr.

Mon seul regret : j’ai gardé une certaine retenue. Je n’ai pas réussi à me lâcher totalement. C’est dommage. Je suppose que ça viendra avec le temps. La maturité littéraire vient au fil des mots et…des ouvrages.

Ce qui m’a troublé : un lien s’est créé entre mon recueil et moi. Tourbillon s’est imposé à moi (pour reprendre les termes d’une lectrice !). Je crois qu’il s’amuse avec ses lecteurs. Il a son âme, il est vivant !

Nous nous sommes accouchés l’un l’autre. Lui et moi. Il a été mon exutoire. J’ai été son révélateur.

Pas toujours facile cependant de jouer avec les mots car je trouve qu’ils ont, dans leur fonction sémantique, une « limite émotionnelle ». Les mots sont réducteurs dans un sens. Ils enferment car enfermés dans leurs définition et leur signification intrinsèque. Les mots sont équipés d’un limiteur…de sens !

Et il arrive un « plafond ».

Duquel il devient difficile d’exprimer avec des mots ce qui est infini. Les émotions sont comme un grand océan où tout se mélange, où tout se dilue. Tout devient à la fois flou et abstrait. Pourtant il y a une force démesurée dans cette abstraction !

Faire en sorte que la lecture crée une réaction. Provoquer des émotions. Faire plonger le lecteur et le noyer dans un climat…océanique bien sûr ! Et puis dans le mien aussi tant qu’à faire ! Dans mon monde un peu bizarre, un peu (beaucoup !) déjanté ! :-)

Créer un univers émotionnel global tout en suscitant des émotions subjectives dans leur ressenti car tout un chacun ressent différemment. L’une de mes meilleures amies m’a dit : « Chacun de tes textes a son propre univers. On peut s’y identifier facilement ».

Deuxième pari gagné ! Créer un lien et faire vivre quelque chose d’essentiel. Car l’essentiel se joue à l’intérieur. Quelque chose qui se passe au plus profond de soi.

Un premier travail qui n’est qu’un commencement. Ce recueil a son sens à lui, mais il prendra un autre sens dans la suite de mon travail littéraire. Une page de ma vie se tourne maintenant avec Tourbillon, il est temps pour moi de tourner la page suivante et de continuer à explorer le champ (vaste !) des émotions humaines. Voilà ce que représente l’art à mes yeux dans son sens le plus large.

L’écrivain sait où il va ! Quoique…les pages savent aussi nous surprendre, surtout quand elles se mettent à tourner toutes seules !

Tiens, le soleil se lève ! J’aime la nuit. Les oiseaux chantent encore le chant des émotions. :-)

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Quand les pensées se matérialisent…

mars 21, 2012 dans Événements, Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

Voilà quelques jours que j’ai eu mon recueil « Tourbillon » entre les mains ; la veille de mon premier salon du livre. Mon premier recueil. J’avoue avoir des difficultés pour exprimer ce que j’ai ressenti ce jour-là. J’avais besoin de me laisser du temps. Besoin de laisser décanter. Ces deux jours ont été un moment de « recueillement ». Un moment pour moi-même, avec moi-même. À la fois léger et oppressant. Un moment où j’ai eu besoin de sortir la tête…du livre !

J’ai mis beaucoup plus de temps que prévu pour faire imprimer mon recueil. Trop exigeant. Trop perfectionniste. Impossible d’être satisfait à 100%. J’aurai dû le confier à mon imprimeur il y a un an, en 2011. Je l’ai retouché je ne sais combien de fois. J’ai enlevé certaines choses. J’en ai rajouté d’autres. J’en ai changé encore d’autres. Il arrive cependant un moment où il faut arrêter les « retouches ». Arrêter de « reprendre ». Et il faut trouver l’envie, la force, je ne sais pas… d’y aller à un moment donné, au risque de ne jamais sauter le pas et de rester en bas de l’escalier sans avoir même gravi la première marche ! J’ai donc sauté le pas il y a 10 jours en débarquant comme un Aladdin, chez mon imprimeur en lui demandant s’il pouvait faire imprimer mon recueil en quelques jours pour qu’il soit prêt pour mon salon du livre. J’ai frotté la lampe…d’une douce folie d’espoir et il a exaucé mon vœu ! :-)

Avec du recul je ne regrette pas, cela dit, d’avoir tant attendu ! Je pense de plus en plus que les choses arrivent quand elles doivent arriver. Rien ne sert de se précipiter. Il vaut mieux prendre son temps et bien faire les choses que d’aller trop vite et de mal faire. Sentiment assez paradoxal en fait.

2011 a été une année de réflexion. Je n’étais pas prêt il y a un an. « Tourbillon » n’était pas encore arrivé à terme. Ce n’était simplement pas encore le bon moment.  »Tourbillon » était en…gestation. J’étais en gestation.

La veille du salon alors que j’étais sur la route pour aller chez mon imprimeur, je me suis retrouvé envahi d’un sentiment trop particulier pour arriver à trouver les mots exacts. Je me suis dit à cet instant : « Ça y est enfin ! Je vais aller chercher mon recueil ! » Plutôt banal n’est-ce pas ? Sans doute car à ce moment-là on ne réalise pas encore… On ne peut pas. On est encore dans le rêve. Dans l’imaginaire. Dans le fantasme. Et puis j’ai ouvert la porte de mon imprimeur, accueilli par le sourire de Corinne…

Puis on est allé me ramener mon recueil… Un grand moment quand j’ai ouvert le carton qui contenait les exemplaires de mon recueil et que j’en ai pris un entre les mains ! Quel sentiment étrange et indescriptible que celui d’ouvrir des pensées. De les tourner page après page. De les voir…matérialisées par quelques caractères dessinés avec de l’encre sur du papier (ivoire !). Voilà que mes pensées se retrouvaient palpées entre mes mains comme si ces dernières pouvaient les lire juste en les effleurant du bout des doigts, comme un aveugle qui lit du braille. Mes mains sont devenues l’espace d’un instant, mes yeux, en parcourant ces émotions aussi saillantes que le papier était lisse. Elles se sont attardées sur cet objet à la fois si nouveau et si intime : le livre. Le cœur…

Je ne l’ai pas « lu » jusqu’à hier. Je n’ai pas osé. Je n’ai pas voulu. Et puis j’ai craqué ! Je l’ai lu hier soir. Le soir d’une équinoxe de printemps (je m’en suis rendu compte ce matin !). C’est drôle… Une impression bizarre que je ne suis pas. Ou plus ? Comme si je lisais quelqu’un d’autre. C’est vraiment moi qui ai écrit ça ? C’est vraiment moi dedans ? Je suis vraiment tout ça ?… Et toutes ces pensées, ces émotions, cette histoire de vie qui ne sont plus intimes, qui ne m’appartiennent plus car elles « appartiennent » maintenant à tout le monde de par leur résonance comme des baguettes que l’on frappe sur un tambour. Après tout, c’est ça aussi des émotions mises en musique : communiquer. Partager.

L’impression et la publication d’un travail littéraire pour un auteur — qui est d’ailleurs davantage un plaisir qu’un travail — reste un moment vraiment unique. Privilégié peut-être ? Un moment qui relève de l’instant présent et qui se transforme avec le temps en un souvenir de vie. L’un de ces souvenirs que l’on n’oublie pas.

2012 devait être et est une année de réalisation. Plus précisément…une naissance ! Voilà la meilleure métaphore que j’ai pu trouver. « Tourbillon » est le roman d’une vie morte et passée. « Tourbillon » est à la fois le début et la fin.

Je suis né !

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L’imprimerie Caladoise et Je fais mon livre

mars 20, 2012 dans Événements, Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

J’avais promis à mon imprimeur l’Imprimerie Caladoise de lui faire un peu de publicité légitime étant donné leur réactivité et leur professionnalisme ! Ils ont effectivement imprimé mon recueil « Tourbillon » publié aux éditions Arkhadia, en seulement une semaine, avec une superbe qualité ! Grâce à eux j’ai pu, juste à temps, participer au Salon du Livre de Villefranche !

Vous pouvez également effectuer un devis en ligne sur « Je fais mon livre« , mais si vous avez l’occasion d’aller les voir directement, ça ne sera que mieux ! Car en plus d’être professionnels, ils sont en plus super sympas et chaleureux !

Bon assez de dithyrambisme ! :-P Merci donc à Corinne, Laurent, Maxime et Philippe pour tout ce qu’ils ont fait ! :-)

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« Tourbillon » enfin chez l’imprimeur !

mars 11, 2012 dans Événements, Recueil "Tourbillon", Œuvres littéraires

imprimé à l’Imprimerie Caladoise, et aux éditions Arkhadia ! :-)

 

planche-couv-tourbillon

 

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Vie en grève

avril 23, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Ces derniers jours, j’ai pas arrêté d’écrire

Le sang gouttait au fur et à mesure que j’écrivais

J’ai essayé d’appeler le plombier

Mais la hotline sonnait occupé

Et vu le prix de l’appel j’ai vite raccroché

Pas le choix, je devais me lancer

J’ai pris dans ma vaisselle

Des bols, des tasses et des seaux

J’avais beau vider mais l’inondation continuait de couler

Je me suis alors souvenu de ce que cette voix m’avait dit :

« Fais gaffe, la vie c’est un accident, tu devrais prendre une assurance accident rapatriement. »

Et je m’étais dit : « Mais qu’est-ce qui lui prend à elle ? À l’agence de voyage, on m’avait dit que tout se passerait bien. »

Si seulement je l’avais écoutée !

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

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La mort a un visage

avril 11, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Peu de gens prennent le temps de penser à elle

Par crainte, par ignorance ou par superstition

J’sais pas, j’me suis toujours posé la question

 

Experte du tourisme final

Elle a toujours voyagé en solitaire

Proposant des billets unitaires

 

Depuis des siècles et des millénaires

Elle a toujours traversé le temps

Fière de sa dictature autoritaire

 

Coquette, elle a toujours su prendre soin d’elle

Et même avec une loupe, vous trouverez pas une ride

C’est comme ça qu’elle a toujours été, très sûre d’elle

 

Dedans ou dehors

Devant ou derrière

Elle est toujours là à côté de toi

 

Que tu sois dans la rue

Dans un café, ou dans ton lit

Elle plane toujours à côté de toi

 

De jour comme de nuit

Elle t’observe

Comme si elle te défiait du regard

 

Des fois je pense à elle

Pas du tout pour la défier, mais juste pour l’approcher

Et tenter de l’apprivoiser

 

J’ai toujours eu envie de faire un brin de causette avec elle

Apprendre à la connaître

Et puis qui sait, devenir ami avec elle

 

Des fois je la croise

Au coin d’une rue

Ou à la table d’un café

 

Elle me fait un petit clin d’œil

Depuis le temps qu’on se connaît

C’est presque devenu une habitude

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

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Histoire d’une…

mars 29, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Larme

Telle une âme errante emprisonnée

S’efforçant en vain à s’échapper

De ces entrailles papillonnantes et fécondes

 

Dans cette expédition dont on ne revient pas

Elle lutte contre cet adversaire inconnu

Remonte avec courage les courants

Déchire les vagues

 

Désespérée de trouver un chemin

Plongée dans les abysses

De cette épaisse obscurité

Sans fin

 

Boum, boum, boum

Encerclée par ce vacarme assourdissant

De cette chaleur bouillonnante

Elle continue sa quête

 

Se dirige vers ce cap étroit

Étranglée par ces mouvements serrés

Elle se laisse emporter fatiguée

Plus de courage, plus de force

 

La fin du voyage touchant à sa fin

Elle s’apprête à accoster

Se bat encore une dernière fois

Et meurt

Avant de franchir ce rideau humide et froid

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

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Une lumière dans l’obscurité

mars 4, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Ce poids énorme,

Cette tête qui tourne,

Ces idées qui se bousculent.

Ce long sommeil souhaité mais qui se fait désirer.

Ces rêves envahissants et ces signes intrigants.

Celle lumière aveuglante. L’obscurité recherchée. Tant attendue.

Cette cage intérieure,

Ce monde si réduit,

Ce manque de partage,

Ce regard perdu dans le vide,

Cet oubli…

Ces doigts qui effleurent, mais qu’effleurent-ils au fond ?

Si ce n’est qu’une illusion fuyante.

Ce cœur qui bat. Trop fort. Trop dur. Pour quoi ? Pour qui ? Il prend trop de place.

Il étouffe. Il se bat. Il s’arrête. Il reprend. Il explose. Il disparaît.

Suis-je toujours moi ? Un autre peut-être ?

Que de questions.

Encore des interrogations

Mais jamais d’explications. Ni de solutions.

Ce ventre qui me parle. Non. Il hurlE ! Il a mAl !

Il accepte. Il refuse. Il ne sait plus.

Ou il ne sait pas ? Pourquoi lui ?

Plus de force. Plus d’énergie. Plus d’espoir. Peut-être encore un soir ?

Et pourtant…il faut.

Penser. Regarder. Écouter. Sentir. Toucher. Croire. Avancer.

Mais où ? Comment ?

Trouver une lumière. Un chemin. Aide-moi, dis-moi où aller !

 

Nathan Malory – Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

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Adieu la vie !

février 24, 2011 dans Poésie souffrance, Recueil "Tourbillon", Un peu de poésie, Œuvres littéraires

 

Aujourd’hui j’ai pensé à toi

C’est pas la première fois

Mais je me suis dit qu’il était temps de divorcer toi et moi

 

Tous les deux on en aura passé du temps ensemble

Et combien de moments partagés

Dans la mélancolie ou l’allégresse

Avec des larmes de joie ou de tristesse

Mais plus souvent dans le désespoir et la douleur

Que dans l’espoir et le bonheur

 

J’sais pas encore si tu vas me manquer

Ou si je vais te regretter

Mais là aujourd’hui, je sais que toi et moi c’est fini et terminé

 

Tout ce que je te demande

C’est de me donner encore un peu de temps

J’ai pas envie de partir juste comme ça

En un claquement de doigt

Tu sais, dire Adieu, ça peut prendre du temps

J’ai des affaires à ranger, à classer, à terminer

Et des explications à donner

Avant de m’en aller

Alors ? C’est quand que t’es dispo pour notre dernier rendez-vous ?

 

Nathan Malory - Recueil « Tourbillon », éditions Arkhadia

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