Histoire de cons

mai 30, 2013 dans Coups de ♥, Être écrivain, Langue française, Un peu de poésie

La langue française a ceci de particulier, que des mots qui en apparence n’ont qu’un sens, cachent dans leur contraction une subtile interprétation qu’il est aisé de découvrir quand on les décortique. Il en va ainsi pour beaucoup de mots. Mais nous nous intéresserons aujourd’hui à ceux qui commencent par la phonétique KON, ce qui est tout à fait justifié puisque c’est le sujet de cette présente étude.

Prenons par exemple le mot Compère. Ce n’est pas, il faut le savoir, la contraction de paire de cons  ni père d’un con ou encore con de père. C’est issu de compater qui veut dire, en latin, avec le père, comme commère avec la mère.

Compagnon ne veut pas dire que Monsieur Pagnon est con. Non, si c’était le cas on l’écrirait comme ça : il est con Pagnon. Par contre, il est vrai pourtant que si nous avons à faire à une paire de cons, nous pourrions dire que ce sont de fameux compères. Imaginez maintenant qu’ils sont frères : leur père serait père de paire de cons. Nous avons donc père de paire de cons. Le problème se corse si le père est pair. Il devient le pair père de père de cons. Si la paire de cons devient père à son tour, on aura le pair père d’une paire de cons pères. On retrouve alors, bizarrement, la terminologie  phonétique de compère.

Compas nous pose un problème. A priori on pourrait penser que ça désigne quelqu’un qui n’est pas con. Pourtant il passe sa vie à tourner en rond sur un pied. Pour comparse pas de problème. Lui on se doute qu’il est con mais on ne sait pas exactement pourquoi : con parce (sous entendu que) il restera toujours un doute.

Le complice c’est plus simple. Lui il est con et il plie des parachutes et repasse des jupes.

Complot c’est un peu comme compas. Au lieu de tourner en rond, il est prostré sur un plot et il réfléchit. Ça compense. Un que j’adore. C’est comparaison ! Lui il a raisonné et a choisi d’être con par raison. En fait il joue au con. Le comparatif coupe les cheveux en quatre. On peut dire qu’il est compétitif.

Et compassion ! Celui là je l’adore ! Il est saisissant. Deux voire trois possibilités d’explication. On peut penser par exemple que c’est un mec passionné par les cons. Là je me sens un peu concerné. Sinon je n’aurai pas choisi ce sujet. Je me sens cerné de cons. Non non ! Pas maintenant avec vous ! Ça peut être aussi un con qui a la passion de quelque chose. Là ça ferait beaucoup de cons. Enfin le mec con par passion. C’est pire que le con par raison. Plus con que lui tu meures.

Un con qu’on (ça en fait deux) rencontre souvent à Cannes ou à Hollywood, c’est le comprimable. Ça c’est avant la distribution des Césars et autres Oscars. Dès qu’ils ont eu leur prix, on les appelle des comprimés. Si si c’est vrai. Le compressible, celui là nous pouvons l’écraser. Passons donc dessus.

Le composteur c’est celui qui envoie des lettres anonymes.

Un joli couple attendrissant : le compromis et la compromise. Ils sont faits pour s’entendre.

Deux cons promis l’un à l’autre et qui vont voler. Ben oui ! Convoler en justes noces. C’est vrai ! Avant on disait bien en parlant de fiancés. C’est sa promise, c’est son promis. Mais on ne disait pas qu’ils étaient cons. Non on ne le disait pas. Enfin pas tout l’monde. Une facile, des cons qui courent vite sont des cons pressés. Les cons qui te serrent la main à t’écraser les doigts sont des compresseurs. Certains aiment à regarder par le trou des serrures, épier les jolies elles dévêtues. Ceux là, on les appelle des convoyeurs. C’est sûr que pour être voyeur, il faut déjà avoir une bonne dose de connerie. Mais il y a pire. C’est le con voyeur de fonds. Je n’irai pas au fond des choses ! Le constant lui, souffre de priapisme.

Quand on voit un mec qui se plaint d’avoir mal au ventre, on a tendance à penser qu’il est constipé. Ce n’est pas forcément vrai. Ce n’est pas parce qu’il a mal au ventre qu’il est con s’type hé ! Quand même.

Y en a un qui est bien c’est le concorde. Lui il connaît toutes les ficelles. Faut pas le prendre pour un con celui-là. Et le convalescent !  Il ne range jamais rien. Ce con va, laissant toutes ses affaires traîner.

L’affolé des greens, le golfeur. C’est le computer (en anglais) il fait des puts. Avant on appelait ça un maquereau. Les choses ont bien changé. Dans un bois suisse il y a deux personnes, un con scient du bois et l’autre com pile les morceaux.

Savez-vous comment on sait si un mec tombé à l’eau était con ou pas, aux  bulles, Ouais ! Il y a con s’il y a bulles. Le consultant c’est le roi des cons : et il a une maison à Constance. On peut dire qu’il persévère. Les nains cons s’appellent des concours. Il y en a de très connus comme Lépine. Les écrivains, qui sont des gens intelligents, ont changé la première lettre. Ils ne voulaient pas passer pour des cons et c’est pour ça que certains s’appellent des Goncourt. Le plus malheureux c’est le concave il n’a rien pour lui et il se vexe facilement ce con.

Concupiscent… j’ose pas le décrire, il est suffisamment explicite. Si certains ne voient pas, je leur expliquerai plus tard en toute convivialité. Contraction, c’est si l’on peut dire la force attractive que produit le con quand il tourne sur lui même. Le condescendant, il n’a pas de chance. il s’enfonce dans la connerie. Paradoxalement, il n’existe pas de con montant. A croire qu’une fois que tu as touché le fond de la connerie, tu ne peux plus en sortir.

Compatriote, je me demande où ça peut mener. Être patriote c’est bien. Tu aimes ta patrie, tu la défends s’il y a des conflits. Mais si tu es con et patriote, tu risques de devenir borgne, Si ! C’est arrivé à un type d’extrême droite. A force de se mettre le doigt dans l’œil.

Le seul con qui est susceptible de ne pas être tout seul c’est compote. Il a des copains aussi cons que lui et ça le rassure. Quand il mourra il ira au ciel car tous les potes iront.

Les hommes politiques devraient modérer leurs expressions, quand ils s’adressent au peuple. « Mes chers concitoyens » disent-ils le plus souvent. De quel droit se permettent-ils de nous traiter de cons. Nous sommes citoyens c’est déjà pas mal. Mais cons non. Quoiqu’un peu quand même. On n’est jamais content d’eux mais à chaque élection, on remet les mêmes au pouvoir. On n’a rien compris et ils continuent à nous prendre pour des cons. Il y a un truc étonnant chez ces hommes-là. Ils adorent s’entourer de gens qui souffrent d’aérophagie et qui ont des problèmes de flatulence. Je les ai entendus dire qu’il leur fallait des gens compétents pour les seconder. C’est confondant non? Celui qui a tout vu, qui sait tout sur tout, le mec qui a la science infuse, c’est l’homme de conscience. A ne pas confondre avec l’homme de confiance qui est plus prés du compromis. C’est comme celui qui étale sa culture. Il ne l’étale pas d’ailleurs, il la chie. On appelle celui là conchyliculture.

Parmi tous ces cons, on en trouve des polis, l’un n’empêche pas l’autre, pleins de tact. Ce sont les contacts. L’art aussi a sa part de cons. On a déjà vu les comprimables et les comprimés dans le cinéma et les Goncourt dans la littérature. Pour les autres nous n’aurons pas cette fois la phonétique KON. Cela est dû à la langue française qui veut que quand deux « n ») se suivent on prononce KONNE. Ce qui donne connard! Un petit dernier pour finir. Au Club Med il y a une multitude de gens qui se promènent pratiquement nus. Vêtus d’un minuscule bout de tissu. Ce sont les compagnes.

Il y a environ vingt-et-une pages de mots commençant par cette phonétique dans le Petit Robert Larousse. On pourrait donc en traduire plein d’autres. Combien ? Je ne sais pas. Enfin, mes chers concitoyens, puisque nous sommes tous le con de quelqu’un. je me rangerai moi-même dans la catégorie la plus répandue : celle des con…tribuables.

                                    ET LA, NOUS SOMMES NOMBREUX

Par Patrick Laurain, dit « Bobby », le 20 mars 2009 et les jours suivants

 

Publié sur mon blog avec l’aimable autorisation de son auteur, Bobby, un ami auteur et haut en couleurs dont la sympathique personnalité n’a d’égal que son amour des mots et à qui je voulais rendre hommage pour ce texte que j’adore, et tous les autres que je n’ai pas encore lus !

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Lettre aux Bleus

octobre 23, 2011 dans Coups de ♥, Ici et là

Ce matin, dimanche 23 octobre, je vous ai regardés jouer. Vous les Bleus.

Hier, vous étiez donnés perdants face à une équipe légendaire. Combien n’ont pas crû en vous ?

Aujourd’hui, le score n’est peut-être pas en votre faveur mais vous êtes tout de même de grands vainqueurs, n’en déplaise à certains. Bien fait pour eux, vous leur avez cloué le bec !

Les champions ne sont pas toujours ceux qui dominent le score, ils peuvent aussi être ceux qui laissent une marque derrière leur passage. Peu importe le score. Aujourd’hui vous ne faites pas que faire avancer le rugby, vous faites aussi avancer les Hommes !

Aujourd’hui, je suis fier d’être Français. Et croyez-moi ou pas mais c’est un exploit !

Aujourd’hui votre tristesse et vos larmes se mélangent néanmoins à l’héritage, et pas des moindres, que vous laissez derrière vous. L’héritage des grands de ce monde. Les vrais ! Pas les ploutocrates !

Derrière cette compétition, ce match, ce jeu, se cachent des sacrifices et des efforts reflets d’un grand courage et d’une sacrée persévérance ! Mais aussi une volonté à vouloir faire partie des meilleurs. Une détermination à vouloir réussir.

Aujourd’hui vous nous avez donné un grand match. Vous nous avez fait vivre des émotions.

Hier, vous vous étiez fixés des objectifs. Mais aujourd’hui vous en avez dépassés ! Vous VOUS êtes surpassés !

Vous avez crû en vous-mêmes. Vous y avez crû tout court. Vous êtes allés au-delà de vos limites. Voilà ce que c’est de vrais champions : des exemples à suivre ! Des modèles…

Merci de nous avoir donné tout cela ! Il nous appartient maintenant à chacun d’entre nous de faire comme vous. Vous avez été responsables pour nous. À nous de l’être maintenant !

 

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« Reading cure », et si vous tendiez un livre ?

mai 1, 2011 dans Coups de ♥, Ici et là, Réflexions

 

Je suis, dernièrement, tombé sur un article de l’Express au sujet de la Reading cure. Voilà un titre bien alléchant, qui donne une autre dimension peut-être pas assez abordée, de l’aspect « thérapeutique » de la lecture en plus des raisons qui nous poussent à lire ; selon les personnes, les envies et les circonstances.

Avant d’aborder la Reading cure, il me paraît logique de faire un petit détour par ce que représente la lecture. Je vous invite d’ailleurs à lire l’un de mes billets précédents, me concernant, intitulé : « Tombé dans les mots ! ». Simple divertissement pour les uns, envie de découverte pour les autres, ou le plaisir de partager une lecture avec d’autres personnes, le livre est encore — ou aussi — pour d’autres (consciemment et inconsciemment), une possibilité d’entrer dans nos rêves (accessibles ou pas) ou de fuir certaines réalités parfois bien douloureuses et se révèle donc être une aide thérapeutique. Une sorte de confident, toujours présent, sans aucune critique ni aucun jugement. Dans son sac à main, dans la poche d’un manteau, sur sa table de nuit ou celui de son bureau, voire même sur son Smartphone. Ce livre, ce compagnon qui nous parle dans notre lit, sur notre canapé, dans le bus, sous l’ombre d’un arbre, ou sur le banc d’un parc. Peu importe où et quand, il est toujours là. Il nous aspire, tel un trou noir, dans le sillage de son histoire, de son intrigue ou de ses personnages. Pendant la parenthèse d’une lecture, nous disparaissons de notre réalité, de notre quotidien. Le livre nous donne finalement l’opportunité de sortir de l’histoire de notre propre vie dont nous sommes, pour beaucoup, de simples spectateurs. Nous entrons dans une parenthèse. Nous nous « isolons ». C’est peu dire ! Combien de fois nous a-t-on reproché de ne pas écouter, ou de n’avoir pas simplement entendu ? Et pour cause ! Quand on est plongé dans l’abysse des mots, il est difficile de remonter ! Il faut des paliers, comme en apnée !

Il existe une pléthore de solutions pour résoudre les tracas du quotidien : le sport, la gastronomie (gargantuesque cela va de soi !), le sexe, les sorties, les amis, l’alcool (malheureusement), le travail, le sommeil, la télé, les discussions ou encore d’autres passions susceptibles de nous changer les idées en évitant de penser ou au contraire qui nous aident à porter notre — lourde — attention pour la transformer en une concentration extrême ailleurs. Ces solutions ne rendent pas nos soucis plus légers et n’ont un effet que temporaire, uniquement destiné à nous faire oublier l’espace d’un instant. Moins souffrir ou ne plus souffrir. Devenir un amnésique de la souffrance. Ces solutions nous détournent de notre tristesse, de notre incompréhension, de notre douleur. Mais pour combien de temps ? Et quelle en est l’efficacité réelle ? Des solutions qui ne sont finalement pour la plupart, qu’une fuite. Avez-vous regardé « Le fugitif », réalisé par Andrew Davis en 1993 ? Ces solutions ne sont pas si lointaines du scénario de Jeb Stuart et David Twohy. On ne devient finalement qu’une bête, toujours en fuite, traquée par ses peurs et ses doutes, coincée dans l’incapacité de retrouver une vie normale. Nous devenons prisonniers de nous-mêmes. Prisonniers de notre vie.

La Reading cure est, à mon avis, une solution alternative intéressante ! Il est certes difficile de trouver chez nous des bibliothérapeutes comme en Outre-Manche, et je ne suis d’ailleurs même pas convaincu que ce concept marcherait chez nous…mais il est indéniable qu’un type de lecture, ou une histoire particulière puisse, en plus de de nous rendre amnésiques l’espace d’un moment, nous apporter des réponses (au moins partiellement !). Et par la même occasion d’ouvrir des portes intérieures qui étaient restées encore bloquées ! Des mots qui deviennent des clés et qui nous ouvrent les yeux sur la façon de gérer un problème, ou qui nous le montrent tout simplement sous un angle différent. Des mots qui deviennent un autre regard. Une histoire dans laquelle on va se retrouver, s’identifier. Des comportements et des valeurs adoptés par les personnages qui vont nous parler et faire écho en nous. Un miroir de nos problèmes mais qui nous place en tant que spectateur et qui nous apporte le recul — difficile à avoir lorsqu’on a la tête dans le seau — nécessaire pour développer notre objectivité et notre bon sens afin d’adopter THE meilleure solution à un moment donné. Une façon aussi de se dire que finalement, on est pas tout seul à vivre telle ou telle expérience ; que d’autres l’ont vécue aussi, la vivent et la vivront bien après nous. Mais gardez à l’esprit que, même si la Reading cure peut servir de prisme pour améliorer notre vue sur un paysage, elle ne fait pas de nous des voyageurs… Quoi qu’il en soit, si vous avez entre les mains un ou des livres qui peuvent guérir ou accompagner un(e) ami(e), un(e) proche, un(e) amoureux(se), un enfant, un(e) anonyme ou qui sais-je, conseillez-le lui. Tendez-lui un livre.

Nos problèmes sont juste une histoire de maux à soigner. Aujourd’hui, vous êtes lecteur de votre vie. Et si demain vous en deveniez l’auteur ?

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Un nouveau chanteur de chez nous !

avril 28, 2011 dans Coups de ♥, Ici et là, Musique en découverte

 

Amoureux des mots, je suis toujours à la recherche de nouveaux artistes. Mais il n’est pas toujours facile (pour ne pas dire presque impossible !) de trouver quelque chose sans savoir où chercher ! Je trouve parfois au gré de mes navigations sur la toile ou des différentes plates-formes de musique en ligne, et je viens de faire une belle découverte ! Je vous laisse donc découvrir Cyril Mokaiesh !

 

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« Mon rêve familier » de Paul Verlaine

avril 24, 2011 dans Coups de ♥, Un peu de poésie

 

L’un de mes poèmes préférés de ce grand poète !

 

Mon rêve familier

 

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,

Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

 

Car elle me comprend, et mon coeur transparent

Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème

Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,

Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

 

Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l’ignore.

Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore,

Comme ceux des aimés que la vie exila.

 

Son regard est pareil au regard des statues,

Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a

L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

 

Paul Verlaine (Poèmes Saturniens)


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« Si… » de Rudyard Kipling

mars 20, 2011 dans Coups de ♥, Un peu de poésie

 

L’un de mes poèmes préférés !

 

Si…

 

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties

Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,

Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,

Pourtant lutter et te défendre ;

 

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles

Travesties par des gueux pour exciter des sots,

Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles

Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,

Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,

Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

 

Si tu sais méditer, observer et connaître,

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,

Penser sans n’être que penseur ;

Si tu sais être dur, sans jamais être en rage,

Si tu sais être brave et jamais imprudent,

Si tu sais être bon, si tu sais être sage,

Sans être moral et pédant ;

 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,

Si tu peux conserver ton courage et ta tête

Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois les Dieux la Chance et la Victoire

Seront à tout jamais tes esclaves soumis,

Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un homme mon fils !

 

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Définitivement

mars 18, 2011 dans Coups de ♥

L’un des plus beaux textes d’un auteur que j’aime beaucoup…Grand Corps Malade

Pour vous Parents, au présent comme au futur.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=K_C-UG2zAuo[/youtube]

 

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« L’homme qui n’aimait pas les femmes » – Millenium 1 de Stieg Larsson

mars 1, 2011 dans Coups de ♥, Lectures et critiques littéraires

 

Mars 2011

L'homme qui n'aimait pas les femmes de Stieg Larsson


« Un journaliste économique, Mikael Blomkvist, rédacteur et actionnaire de Millénium, son propre journal, est condamné pour diffamation envers un industriel très important. C’est un homme cassé, qui a perdu sa crédibilité journalistique et pour qui les ennuis financiers s’annoncent. Henri Vanger, ancien industriel puissant, contacte Mikael Blomkvist et lui confie un dossier vieux de plus de quarante ans, sur la disparition de sa nièce, vraisemblablement un meurtre. »

J’avais entendu parler de la trilogie Millénium (50 millions d’exemplaires vendus en 5 ans !) écrite par Stieg Larsson il y a longtemps déjà, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de la découvrir personnellement. C’est maintenant chose faite ! Pour un premier polar nordique, j’ai été e-n-c-h-a-n-t-é ! Voilà une bien belle découverte qui me donne envie de découvrir davantage la littérature scandinave, qui alimentera la production de billets futurs.

Pour ce qui est de Millenium 1, j’ai tout de suite été plongé dans la Suède contemporaine. Sentiment qui m’a d’ailleurs ramené quelques années en arrière où j’avais été séduit (je le suis toujours !) par l’étude de la langue et la culture suédoises à l’université. La lecture de ce premier tome m’ayant convaincu de m’y remettre sérieusement afin d’avoir le plaisir de le relire un jour dans la langue d’Odin ! Plus de 500 pages donc, lues en moins d’une semaine, avalées même… Un livre qui se serait transformé en page turner si je n’avais pas découpé volontairement sa lecture. J’ai passé quelques jours en Suède sans quitter ma chambre, un vrai bonheur ! Prochaine étape à noter dans mon agenda : réserver un billet d’avion et découvrir ce beau pays !

Mais cette immersion intérieure s’est révélée bien plus qu’un simple voyage touristique ! J’ai également découvert une intrigue extrêmement bien montée, lente et bien construite dont il est difficile, dès le départ, d’avoir une idée précise sur le dénouement (que je vous laisserai découvrir !). On se laisse guider par les indices laissés ici et là et on se prend au jeu de suivre l’enquête de Super Blomkvist ! Un personnage que j’admire !…

On le sent « authentique ». Un réel plaisir de découvrir un personnage de fiction aussi « réel », comme s’il existait vraiment. C’est d’ailleurs un regret car j’aimerais beaucoup le rencontrer dans la réalité. Une totale admiration pour de si belles valeurs. Un caractère déterminé, une rage d’aller jusqu’au bout des choses et une droiture et une éthique de plus en plus difficiles à trouver dans notre société moderne, pour ne pas dire quasi-inexistantes malheureusement… Si seulement il existait davantage de personnes comme Mikael Blomkvist, le monde se porterait beaucoup mieux ! Bref, un personnage attachant, qui inspire et qui donne envie de le suivre…

Mais le jour serait-il le même sans sa compagne la nuit ? Pas sûr ! Et bien entendu, Mikael Blomkvist ne serait pas Mikael sans Lisbeth Salander, autre personnage principal de l’histoire. Une femme surprenante, avec un sacré caractère ! Elle aussi très réelle avec un perfectionnisme obsessionnel (autre qualité rare dans notre société !). Un personnage que l’on découvre au fur et à mesure, parfois déroutant, auquel on s’attache également et qui forme avec Mikael un point de mire de par la relation qui s’instaure entre eux et qui relie finalement deux mondes très différents, teintée d’un profond respect et d’une haute estime entre les deux protagonistes. Des personnages vivants et qui évoluent : quel bonheur !

En conclusion, j’ai découvert un auteur, un univers, et un beau livre ! J’ai hâte de lire le deuxième tome !

Je tiens aussi à souligner une originalité très intéressante, informationnelle et instructive : chaque première page de chapitre comporte une donnée statistique sur le thème de la violence dont les femmes sont victimes en Suède. En tant qu’ardent défenseur des femmes depuis toujours et farouchement dégoûté et écoeuré par la lâcheté des hommes, j’applaudis personnellement ! Pour moi, un écrivain se doit d’être engagé. Bravo à l’auteur de participer à une juste dénonciation et d’assumer ses positions de façon humaine et intelligente !

 

Extraits :

[...] Et Lisbeth Salander, elle, était tout aussi crédible sur cette image qu’une pelle mécanique dans un salon nautique. Armanskij avait du mal à s’habituer au fait que son plus fin limier soit une fille pâle, d’une maigreur anorexique, avec des cheveux coupés archicourt et des  piercings dans le nez et les sourcils. Elle avait un tatouage d’une [...]


[...] Le rapport était comme toujours d’une minutie quasi scientifique, avec des notes en bas de page, des citations et des indications exactes des sources. Les premières pages retraçaient le passé de l’objet, sa formation, sa carrière et sa situation économique. Ce n’était qu’à la page 24, dans un paragraphe intermédiaire, que Salander lâchait la bombe des escapades à Tullin, sur le même ton objectif qu’elle utilisait pour dire qu’il habitait une villa à Sollentuna et qu’il conduisait une Volvo bleu marine. Pour étayer ses informations, elle renvoyait à une annexe volumineuse, avec des photographies de la fille mineure en compagnie de l’objet. [...]


[...] « Ignore ton ennemi quand il s’excite, n’oublie jamais rien et rends-lui la monnaie de sa pièce quand tu en auras l’occasion. Mais pas maintenant quand il est en position de force. N’accepte jamais un combat quand tu es sûr de le perdre. Par contre ne laisse jamais s’en tirer quelqu’un qui t’a démoli. Sois patient et riposte quand tu seras en position de force, même si tu n’as plus besoin de riposter. »

Et vous ? Avez-vous lu ce premier tome ? Qu’en avez-vous pensé ? Qu’avez-vous aimé (ou pas) ? Je vous invite à tapoter les touches de votre clavier pour donner votre avis !

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Ça c’est du lourd

janvier 28, 2011 dans Coups de ♥

Un auteur de mots que j’apprécie particulièrement…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=rMrtJxca5j0[/youtube]

 

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