Le rôle d’un écrivain (3)

juillet 12, 2011 dans Être écrivain, Réflexions

[...]La vie d’un écrivain est son propre point de référence (par la force des choses, pas par égocentrisme !).

C’est un premier constat. [-> « Le rôle d’un écrivain (2) »]

 

Le deuxième c’est de savoir pourquoi on écrit. Certains recherchent la notoriété (nouvelle ou pas !) et sont prêts, pour cela, à faire du plagiat ou à demander à d’autres d’écrire pour eux, les écrivains fantômes sont là pour ça…

La plupart heureusement ne sont pas comme ça. En tout cas c’est ce que je crois !

D’autres font, consciemment ou pas, de « l’écriture-thérapie ». Ils extériorisent leurs démons et/ou écrivent leur autobiographie, explicitement ou implicitement. Ils expriment avec des mots leurs maux, ce qui a pour effet de fondre leurs douleurs intérieures en souffrances extérieures.

Je pense que nous le faisons tous, avec des proportions différentes.

Enfin, on peut écrire pour faire rêver. Donner la possibilité à d’autres de faire un voyage. Pas spécialement dans le temps, mais aussi dans une autre dimension. Une autre réalité. Écrire afin de faire lire pour oublier. L’espace d’un moment. Vivre une parenthèse de vie qui aide à mieux surmonter, à mieux vivre tout simplement.

Mais pas seulement !

À mon sens, l’écrivain doit jouer un rôle au niveau de la société. C’est-à-dire qu’il doit — avant d’écrire — savoir entendre, écouter, observer ce qui se passe dans notre société. Il doit savoir faire preuve d’un certain sens de l’analyse afin de cerner les tenants et les aboutissants afin, non pas de « dénoncer », mais de dévoiler les dysfonctionnements quels qu’ils soient, et/ou de constater ce qu’il voit et entend, notamment au niveau du comportement humain. En d’autres termes, il a cette liberté — et ce devoir — d’utiliser les mots, soit pour exprimer sa propre opinion, soit pour se faire porte-parole ou encore, et c’est là toute la difficulté, pour lever le voile sur le monde du caché. Oser porter le costume du « méchant », celui du révélateur de vérités. Celui qui va déranger en exprimant très clairement ce que beaucoup refusent de voir ou d’entendre.

Car oui, écrire c’est révéler et donc responsabiliser et faire réfléchir.

Écrire c’est prendre le risque d’être soi-même responsable.

Écrire c’est prendre le risque d’éveiller les consciences endormies.

Écrire c’est enfin passer le relais. Celui de la responsabilité. Car c’est prendre le risque de dire au lecteur : « Attention, vous allez devenir responsable. Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas et vous devrez faire un choix. Celui de faire comme si et de ne rien faire et de rester inconscient ou celui d’agir en étant conscient et responsable. »

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Se dépasser en citation

juillet 11, 2011 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

 

Ne rêve rien. N’espère rien. N’attend rien. Ni de la vie, ni de qui que ce soit. Garde-toi de reculer ou de rester sur place. Ton seul but : ne compte que sur toi. Garde la rage pour avancer et te dépasser en considérant la vie comme si tu n’avais rien.


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Aimer et s’aimer en citation

juillet 10, 2011 dans Citations et aphorismes de Nathan Malory

 

On apprend à s’aimer soi-même sans l’autre. Mais on apprend à aimer l’autre et à être aimé de l’autre avec l’autre.


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Les portes du paradis

juillet 7, 2011 dans Poésie sensuelle & érotique, Recueil "Sexplosions", Un peu de poésie

Ce jour-là je suis enfin sorti de ce long sommeil

Submergé par la brûlante ardeur de ces mots suggestifs

Qui ont enflammé cet intense désir en veille

 

Mes yeux ouverts comme des lueurs

Dans un regard éclairé sur ce corps déshabillé de peur

Mes yeux ouverts dans le noir

Dans l’espoir d’un plaisir dissimulé l’espace d’un soir

 

Prisonnier du monde onirique

Mon corps bien qu’envahi de pénétrantes intentions

Avec la détermination de me plonger dans ce bonheur chimérique

Fut alors paralysé d’une brusque frustration

 

Sa chaleur tellement présente pourtant,

Était devancée par une main éclaireuse et provocante

Qui effleurait ma peau d’une excitation stimulante

 

Que de monts et vallées encore à explorer

Ici et là sur ce chemin du bonheur ultime et inaccessible

Attiré par cette tentation profonde et dévorante

De me consumer de plaisir aux portes du paradis

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Le rôle d’un écrivain (2)

juillet 1, 2011 dans Être écrivain, Réflexions

 

Dans mon billet précédent Le rôle d’un écrivain (1), j’ai évoqué mes premières interrogations à ce sujet et donc sur le début de ma réflexion quant à mon «devoir» d’homme de lettres, lequel découle en partie des difficultés rencontrées dans l’exercice délicat de l’écriture.

En général quand je dois écrire quelque chose qui n’est pas spontané, je passe volontairement par une « phase de conditionnement » (qui peut durer de plusieurs heures à plusieurs jours, c’est selon). C’est-à-dire que je me « rebranche » sur un évènement passé, pour faire appel à ma mémoire émotionnelle et revivre un ressenti et une réaction passés. Pas toujours évident. Soit de revivre des émotions vraiment vécues mais douloureuses ou au contraire d’aborder un champ émotionnel pas ou peu vécu ce qui peut nécessiter de rencontrer d’autres personnes afin de gagner en authenticité.

Quoi qu’il en soit, un écrivain, peu importe ce qu’il écrit, écrit par rapport à lui-même (pas forcément pour lui-même). J’entends par là qu’il écrit par rapport à son vécu qui va influencer la perception qu’il a de la vie en général. Et donc de la société humaine. Il va écrire en s’identifiant ou au contraire on s’opposant. Il va décrire ce qu’il a vu ou entendu en fonction de ses ressentis, de sa propre expérience. Il va inventer ce qu’il aurait voulu et qui n’a pas été. La vie d’un écrivain est son propre point de référence (par la force des choses, pas par égocentrisme !).

C’est un premier constat.

La suite à lire dans la 3ème et dernière partie « Le rôle d’un écrivain (3)« .

 

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